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2018 : année noire pour les retards à la SNCF

  • 2018 : année noire pour les retards à la SNCF

    2018 : année noire pour les retards à la SNCF

    Les passagers se plaignaient de la cherté du TGV, dorénavant ils s’indignent de ses retards. Un problème endémique qui pourrait coûter cher à la SNCF. Voici son plan pour retrouver de la régularité.

     

     

    Bien avant la publication du rapport de l’Arafer qui constatait que 25 % des TGV n’arrivaient pas à l’heure, la direction de la SNCF avait mis en place une cellule de crise pour endiguer le phénomène et retrouver une meilleure régularité. Car il s’agit bien d’un problème crucial pour l‘entreprise nationale. «La satisfaction client suit exactement la courbe de la régularité», reconnaît en ce sens Rachel Picard, directrice de SNCF Voyage, qui ajoute: «Je comprends que ce soit intolérable pour les passagers d’avoir un train qui s’arrête en rase campagne».

     

     

    On l’oublie trop souvent: il est beaucoup plus facile de faire voler un avion entre deux points que de faire circuler un train sur des rails, où le moindre incident a un effet boule de neige sur tous les trains en amont et en aval. Les professionnels du secteur, eux, parlent de «l’effet domino». Un exemple: cet été un TGV a heurté un sanglier à Saint-Arnoult, ce qui a entraîné des retards sur… 60 trains.

     

     

    Environ 20 % des minutes perdues sont dues à des problèmes matériels
    Une liste de chantiers prioritaires a donc été établie pour remédier à ces retards, aux départs comme aux arrivées, en suivant les conclusions d’une étude réalisée sur 200.000 trains. Cette étude a confirmé des évidences mais aussi révélé des surprises. D’abord, environ 20 % des minutes perdues sont dues à des problèmes matériels. Pour cela, la SNCF va s’inspirer du fonctionnement de Ouigo, et a revu de fond en comble la chaîne de maintenance pour une meilleure prévention des pannes.

     

     

    «Cela coûte plus cher que ce que nous faisions mais en fait, sur la durée, cela nous fait faire des économies», selon Pierre Matuchet, qui a quitté le marketing pour s’occuper exclusivement de la problématique des retards. Parmi les autres causes importantes de retards, il y a les accidents de personnes qui pèsent pour près de 10 %, et les heurts d’animaux pour 5%. S’ils sont plus difficiles à traiter, ces deux sujets font néanmoins l’objet d’études très étendues avec les autorités et les services de SNCF Réseau.

     

     

    La SNCF entend veiller tout particulièrement à ce que les premiers trains du matin partent à l’heure, quelle que soit leur gare d’origine. Cela semble une évidence, mais un retard dès le matin est un retard qui ne se rattrape pas, pire, il s’amplifiera au fil de la journée. Ainsi, un chronomètre très précis a été mis en vigueur pour le trajet entre le départ du TGV du technicentre jusqu’à son arrivée au quai. En effet, impossible de s’attaquer au problème sans appliquer une extrême rigueur aux quatre premiers départs le matin. Car au fil de la journée, d’autres aléas nuisent aussi à la ponctualité des trains. Notamment les affluences en gare.

     

     

    Les temps d’arrêt programmés sont parfois trop courts pour la descente et la montée des passagers
    La société nationale doit en effet s’adapter à la forte hausse de fréquentation aussi bien pour les TER, les Intercités que les TGV, le train ayant de plus en plus de succès. Il en découle que les temps d’arrêt programmés sont parfois trop courts pour la descente et la montée des passagers. Et là encore, bien des détails doivent être pris en compte, comme la bonne numérotation des voitures, qui doit correspondre aux repères marqués sur le quai. Beaucoup de panneaux signalétiques en gare devront donc être revus.

     

     

    Réviser l’algorithme des réservations est aussi indispensable, afin d’éviter que tous les passagers d’une même gare ne soient pas placés dans la même voiture… Quant aux correspondances, si elles sont bien gérées en cas de retard d’un TGV vers un TER, c’est en revanche loin d’être le cas du TER vers un TGV. Or sur ce point, la SNCF a une très grande marge de progression! Enfin la hausse des bagages abandonnés, 8000 en 2018 contre 5000 en 2016, est aussi à l’origine des retards.

     

     

    L’équipe cynophile et sa brigade canine spécialisée dans la détection d’explosifs, jusqu’alors domiciliée en banlieue parisienne, a installé un chenil à la gare de Lyon afin de pouvoir intervenir plus rapidement. Elle a ainsi pu contrôler 1500 bagages l’an dernier. La SNCF a également expérimenté sur 20 trains un protocole consistant à envoyer des SMS à tous les passagers d’un train pour leur signaler l’oubli de bagages. Résultat: un bagage sur deux a retrouvé son propriétaire. La SNCF travaille donc sur une multitude d’axes, et autant de solutions qui devront être efficaces si elle ne veut pas que le mot «retard» lui colle à la peau.

     

    Source: Le Figaro

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