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Infrabel News

LES ÉQUIPES D’INFRABEL AU CHEVET DE LA CATÉNAIRE DANS LES 10 ANNÉES À VENIR

C’est l’un des principaux défis de la prochaine décennie pour Infrabel ! D’ici 2032, sur l’ensemble du réseau ferroviaire belge, plus de 800 km de voies doivent être complètement réélectrifiés et 1300 km de caténaires doivent faire l’objet d’une révision à mi-vie afin de prolonger leur durée de vie.

LES ÉQUIPES D’INFRABEL AU CHEVET DE LA CATÉNAIRE DANS LES 10 ANNÉES À VENIR

Le réseau ferroviaire belge est très largement électrifié. Sur les 6500 kilomètres de voies principales (donc hors gares de triages et autres zones techniques), quelque 90% – soit 5900km – sont électrifiés. Les caténaires permettent l’alimentation électrique des trains, elles représentent donc un des composants essentiels du réseau ferré. En effet, ils permettent le transport de masse le plus propre qui soit ; que ce soit le transport de voyageurs ou de marchandises.

L’histoire de l’électrification du réseau belge commence en 1949, avec la mise en service en traction électrique de Bruxelles-Anvers et Bruxelles-Charleroi. Cette traction électrique apparaît alors comme moins chère en comparaison avec la traction diesel. Mais c’est dans les décennies suivantes que l’électrification s’accélère. Dans les années 70 et 80, en raison de la crise pétrolière, 1700km de voies sont électrifiés en une dizaine d’années. Aujourd’hui, tenant compte de cet historique, 19% des caténaires en service sont âgées de plus de 60 ans et doivent être renouvelées.

Pour exécuter ce programme de renouvellement, un montant de 605 millions € devra être investi sur la période 2023-2032. Cela représente quelque 60,5 millions € par an. Le même rythme d’investissement annuel sera nécessaire jusqu’en 2035.

Prolonger la durée de vie puis renouveler
Les fils de contact des caténaires sont soumis à deux contraintes : une contrainte électrique (liée aux fortes intensités de courant) et une mécanique (liée au frottement du pantographe du train qui assure le contact). Les poteaux, les traverses et l’armement, qui supportent les fils de contact, sont attaqués par la corrosion.

Au-delà de 60 ans, les caténaires atteignent leur fin de vie technique. Pour celles-ci, un renouvellement devient indispensable. En effet, il est trop tard pour commencer un programme de révision à mi-vie. Dans le sud du Pays, c’est le cas, entre autres, pour certains tronçons de la ligne « Namur-Ottignies » (L161), de la ligne « Namur-Arlon » (L162) ou encore entre Ottignies et Louvain (L139).

Au total, dans les 10 prochaines années, plus que 800 km de caténaires devront être renouvelés et 1300 km de caténaires révisés afin de prolonger leur durée de vie. En de nombreux endroits, de tels travaux sont déjà en cours. Par exemple, sur la dorsale wallonne (entre Namur et Jemeppe-sur-Sambre) ou sur l’axe Namur-frontière luxembourgeoise (entre Libramont et Arlon).

Ces investissements sont nécessaires, et ce même si de nouvelles technologies alternatives tels les trains sur batteries ou fonctionnant à l’hydrogène sont actuellement à l’étude. Réélectrifier est la seule manière de garantir la performance du transport ferroviaire à court et moyen terme, et ainsi assoir le rôle du rail dans la mobilité douce à l’échelle de tout le territoire. Infrabel tiendra bien évidemment compte des différentes avancées technologiques dans sa politique d’électrification, mais aussi lors de développements futurs du réseau.


LES ÉQUIPES D’INFRABEL AU CHEVET DE LA CATÉNAIRE DANS LES 10 ANNÉES À VENIR

2022 : 930 profils à pourvoir, 500 déjà recrutés
Les moyens financiers sont une chose, le savoir-faire en est une autre. Pour accompagner et mener à bien ces investissements, Infrabel doit poursuivre ses efforts en matière de recrutement. Cette année, l’ambition annoncée était de recruter 930 nouveaux collaborateurs à travers le pays. Les multiples initiatives déjà prises ont déjà permis d’attirer 500 nouveaux profils techniques.

Au rang de ces métiers figurent ceux de la caténaire. Maîtrisant la mécanique et disposant de notions en électricité, le caténairiste doit être polyvalent, agile pour les travaux manuels et capable d’agir avec une grande efficacité. Revers de la médaille, le métier requiert de travailler régulièrement de nuit et le week-end. Car, et c’est là encore l’un des défis du renouvellement de l’infrastructure à venir, il devra se faire discrètement… de manière à perturber le moins possible la régularité du trafic.

Georges Gilkinet, Ministre fédéral de la Mobilité : "90% du réseau ferroviaire belge est actuellement électrifié. Ce sont des fondements solides pour la poursuite du développement nécessaire et souhaitable du moyen de déplacement le plus vert qui existe. Doubler le nombre de voyageurs dans les trains et le volume de marchandises sur le rail, ce qui est l’objectif du Gouvernement fédéral d’ici 2030, ne sera possible que grâce à un réseau efficace et robuste. Ma proposition au Gouvernement est d’investir 605 millions d'euros sur 10 ans pour réviser l’ensemble de notre réseau et installer un équipement électrique de pointe. À cet effet, les caténairistes sont des actrices et des acteurs indispensables, qui alimentent le train du présent et de l'avenir ! Ma visite du jour est également l’occasion de rendre un hommage appuyé à leur importance dans la réalisation des défis qui sont face à nous."

Benoît Gilson, CEO d’Infrabel : « La caténaire est un élément fondamental du rail. Son renouvellement représente un des défis les plus importants pour Infrabel dans les 10 prochaines années. Chaque jour, nos équipes entretiennent le réseau, le rendant le plus sûr possible. Les investissements consentis visent à atteindre cet objectif en vue d’une mobilité plus durable, au service de nos clients. »

www.infrabel.be

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