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Des navettes au secours du transport ferroviaire ?

La mise en place de navettes ferroviaires légères et autonomes pour les petites lignes est actuellement à l’étude. Une solution pour l’Indre et la Creuse ?

Des navettes au secours du transport ferroviaire ?


Faire revivre les petites lignes ferroviaires de nos régions grâce à des navettes autonomes légères pilotées à distance… Il ne s’agit pas de science-fiction mais d’une idée qui pourrait être expérimentée prochainement. Et la Creuse fait partie des territoires susceptibles d’accueillir l’expérimentation.

L’ANCT (Agence nationale de cohésion des territoires) et la fédération Ecosyst’M ont mené pendant six mois une étude sur plusieurs lignes ferroviaires longues de 50 à 100 km afin d’évaluer le potentiel de transport par train – lourd ou léger – pour ces lignes capillaires. Les observations portent notamment sur l’amélioration en terme de vitesse, cadence, fréquence, et sur l’offre de proposition des services dans les gares terminales et intermédiaires. En organisant, par exemple, de l’autopartage, en aménageant des pistes cyclables, en installant des garages à vélos…

Du fret local pourrait également transiter grâce à des navettes ferroviaires, favorisant ainsi les circuits courts. Parmi les idées forces de l’étude, la proposition de faire circuler sur ces petites lignes du matériel léger. « La tendance à la fermeture des lignes capillaires est essentiellement liée au coût de maintenance de l’infrastructure. Or des trains légers circulant à l’électricité (batteries) ou à l’hydrogène permettraient de réduire fortement l’usure de cette infrastructure et probablement les coûts de remise à niveau », explique Béatrice Vauday, enseignante à l’École nationale des ponts et chaussées, qui a travaillé 25 ans à la SNCF et qui préside aujourd’hui Ecosyst’M.

Le prix de deux bus Ces trains légers serait « des navettes longues de 14 m, pouvant transporter trente-deux passagers assis, roulant à 60 km/h et pesant environ dix tonnes », explique avec enthousiasme Philippe Bourguignon, un des deux fondateurs de NGV Rail, bureau d’étude qui a mis au point ces engins. « Le coût de fabrication d’une telle navette est très modeste – 500 à 600.000 €, soit le prix de deux bus – car toutes les technologies existent déjà et il suffit de les assembler ! » Et de citer parmi les entreprises qui fourniraient les éléments Socofer (Saint- Pierre-des-Corps) pour le châssis et la traction et Forsee Power (Chasseneuil-du-Poitou) pour les batteries.

La navette NGV Rail serait autonome et le pilotage effectué à distance. « Là encore, il s’agit d’adapter les technologies des véhicules routiers autonomes, le problème de la guidance en moins puisqu’il y a les rails. »

Selon Philippe Bourguignon, dix-huit mois suffiraient pour disposer d’un prototype opérationnel. Le projet n’a rien de farfelu et est même dans l’air du temps alors que le secrétaire d’État chargé des transports, Jean Baptiste Djebbari, appelle de ses vœux « des expérimentations, des solutions innovantes et adaptées à chaque ligne en termes techniques et de gouvernance ».

Et que la loi LOM incite les régions à prendre en main la maîtrise d’ouvrage de certaines lignes ferroviaires et d’en assurer le développement. Toutefois, si l’étude de l’ANCT évoque la possibilité de navettes légères autonomes, les expérimentations sur les lignes étudiées pourraient débuter avec du matériel TER déjà existant d’une cinquantaine de tonnes.

www.lanouvellerepublique.fr/

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