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La Cour des comptes demande à la SNCF de réduire encore les emplois

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des ressources humaines à la SNCF ne va pas ramener un climat serein au sein de l’entreprise ferroviaire. Elle préconise de poursuivre une politique de réduction des emplois.

La Cour des comptes demande à la SNCF de réduire encore les emplois
A quelques jours d’une nouvelle grève à la SNCF sur les retraites et alors que les syndicats dénoncent depuis longtemps la politique de la SNCF en matière d’emplois, responsable selon eux de la dégradation du réseau et du service, sans parler des problèmes de sécurité, la Cour des comptes jette de l’huile sur le feu avec son rapport sur "La gestion des ressources humaines du groupe public ferroviaire SNCF".

Les sages de la rue Cambon considèrent que la politique des réductions des effectifs engagée depuis des années par la SNCF n’est pas suffisante et que "la gestion des emplois et des compétences (GPEC) mise en place, notamment à SNCF Mobilités, fait déjà apparaître d’importants excédents dans certains métiers et certaines régions dans les trois années qui viennent. […] La rigidité de l’organisation du travail, l’inadaptation des règles à certains métiers et certaines activités et le sous-emploi de certains personnels conduisent à des pertes de moyens importants."

Recours à l’intérim et la sous-traitance
Pourtant depuis le début des années 2000, les effectifs ont fondu avec une perte de 30 000 emplois. Sur les cinq années prises en compte dans le rapport (2012-2017), on est passé de 155 310 à 147 615 salariés. Une baisse qui concerne principalement les effectifs statutaires. Mais la SNCF a eu dans le même temps davantage recours à l’intérim et à l’externalisation et aux heures supplémentaires, notamment pour SNCF Réseau. Pour la Cour des comptes, l'externalisation est une piste intéressante pour réaliser les travaux. Il faut rappeler que le rythme des chantiers a fortement augmenté ces dernières années, afin de rattraper un retard cumulé au cours des trente dernières années et responsable de la dégradation du réseau.

"Enfin, le GPF [Groupe public ferrovaire, Ndlr] a multiplié ces dernières années des accords sociaux très favorables aux personnels mais peu favorables à la productivité : compte épargne temps, temps incomplets, forfaits jours. A l’effet de ceux-ci s’ajoutent des déperditions de moyens liées à un fort taux d’absentéisme dans certaines activités et à l’accroissement des personnels indisponibles."


Réduire les facilités de circulation

La Cour des comptes encourage la direction de la SNCF, en vue d'atteindre "les objectifs de performance économique assignés par l’Etat", à renégocier l’accord d’entreprise sur l’organisation du travail en développant la polyvalence. Elle recommande aussi de supprimer le dictionnaire des filières et définir des référentiels métiers plus larges en s’appuyant sur la future convention collective, de revoir les règles de progression pour en réduire l’automaticité et mieux maîtriser la croissance salariale, ou encore de réduire le périmètre des bénéficiaires des facilités de circulation et le nombre de trains éligibles à ces facilités… Des propositions qui ne manqueront pas de faire réagir les organisations syndicales…

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