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France Rail Industry : la reprise confiée au britannique Liberty

Le tribunal de commerce de Strasbourg a confié au britannique Liberty la reprise de l'usine France Rail Industry de Hayange. Son projet a été préféré aux offres de quatre autres candidats: le leader de l’acier ArcelorMittal, le groupe indien Jindal, le britannique Olympus Steel et le chinois Jingye.

France Rail Industry : la reprise confiée au britannique Liberty

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a confié ce jeudi au groupe britannique LibertySteel la reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange (Moselle), principal fournisseur en rails de la SNCF. L'usine était jusque-là détenue par le groupe BritishSteel, racheté en février dernier par le chinois Jingye.

Liberty doit néanmoins obtenir le feu vert du ministère de l’Economie, la production de FRI étant considérée comme "stratégique".

Cinq repreneurs potentiels avaient présenté fin juin leur projet aux syndicats. Parmi eux, le groupe chinois Jingye, qui a racheté le groupe British Steel en mars sans l’usine de Hayange , le britannique Liberty House, l’indien Jindal Steel & Power Limited, Olympus Steel Limited et ArcelorMittal. Le projet industriel du britannique, qui intègre aussi l’aciérie d’Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres des quatre autres candidats..

Les syndicats mitigés

La nouvelle a été accueillie avec scepticisme par les syndicats du site hayangeois. S'ils redoutaient la candidature d'ArcelorMittal, le profil du groupe LibertySteel n'est pas en mesure de les rassurer. La semaine dernière, ils avaient émis un avis défavorable sur sa candidature. "C'est la décision la moins pire car ce n'est pas ArcelorMittal, reconnaît toutefois Halim Bouktir, délégué syndical CGT. Mais pour Liberty, il y a des points d'interrogation. Il y a des promesses d'investissements qui n'ont jamais été tenu sur les autres sites qu'ils détiennent. C'est pour cela qu'on aurait aimé que l’État entre au capital."

La CGT a invité le ministre de l’Économie, le 7 juillet dernier, a créer une commission tripartite afin de s'assurer du suivi des investissements du nouveau repreneur.

"C'est toujours mieux qu'ArcelorMittal, au moins on conserve nos emplois, abonde David Lanzanaco, de la CFE-CGC. On espère maintenant que Liberty va tenir ses promesses, ce qui n'a jamais été le cas ailleurs."

"Même si ce n'était pas la meilleure offre pour nous, Hayange a échappé à ArcelorMittal et c'est pour l'intersyndicale le point le plus important à court terme. Liberty doit maintenant mettre en oeuvre son projet pour FRI et pour Ascoval, et nous y veillerons", appuie Gregory Zabot, délégué CFDT et porte-parole de l'intersyndicale.

L'usine de Hayange produit entre autres les rails de la SNCF.

Même son de cloche du côté de FO : " La méfiance prime. Les investissements sont primordiaux, l'outil est vieillissant. Mais quand Liberty promet 11 millions d'uros, est-ce pour tout de suite ou pour dans cinq ans? ", se demande le délégué Mohamed Benalouane.

Le site est lié par un contrat d'approvisionnement en blooms à l'usine Ascolval de Saint-Saulve (Nord). Elle emploie quelque 470 salariés.

www.republicain-lorrain.fr

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