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Pour Alstom, le «monde d’après» sera ferroviaire

Malgré la crise économique économique, le fabricant de trains, trams et métros ne constate pas de baisse de commandes. Le rachat de Bombardier n'est pas remis en cause.

Pour Alstom, le «monde d’après» sera ferroviaire
Une éclaircie dans le ciel économique troublé par le Covid-19 : Alstom va bien, malgré la crise. Fin mars, le champion français du matériel ferroviaire a bouclé son exercice 2019-2020 avec des indicateurs financiers en progression. Un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros (+1%), une marge d’exploitation de 7,7% (+0,2 point) et un cash-flow de 206 millions d’euros (+53 millions). Surtout, «la dynamique commerciale est positive», assure le PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge.

A près de 41 milliards d’euros, le carnet de commandes reste très rempli. Alstom a engrangé 10 milliards d’euros de contrats en 2019-2020, dont les plus gros sont pour du matériel en Europe et en Australie. Des projets d’appels d’offres pour des trains, tramways et métros ont bien été décalés, mais «aucun client n’a demandé de retarder les livraisons», explique le patron de la grosse société industrielle, 39 000 salariés dont 9 000 en France. «C’est une crise de la production plus qu’une crise de la demande.» Le projet de rachat du rival canadien Bombardier, annoncé en février, n’est d’ailleurs pas remis en cause. Il devrait être conclu au premier semestre 2021.


Barres de maintien antibactériennes


A l’inverse de nombreux chefs de grandes entreprises, Henri Poupart-Lafarge affiche son optimisme. Pour lui, la situation actuelle va profiter au matériel ferroviaire : «Il y a beaucoup de discussions sur le monde d’après, argumente-t-il. Ce qui est sûr, c’est que cela va renforcer la conscience environnementale», donc l’appétit pour les mobilités propres. Alstom croit particulièrement au train à hydrogène qu’il développe en Allemagne et aux Pays-Bas. La peur sanitaire des transports en commun, le recours au télétravail ne risquent-ils pas néanmoins d’amoindrir l’attrait pour les produits du groupe ? Selon le PDG, le coronavirus va au contraire «accélérer la sortie de la voiture dans les villes» et renforcer les protections dans les transports en commun – l’entreprise travaille ainsi à la conception de «barres de maintien antibactériennes» pour les métros, trams et trains.

Toutefois, le ralentissement général de l’activité économique ne va pas complètement épargner Alstom. Après le bon cru 2019-2020, «l’année 2020-2021 sera plus difficile» et les objectifs de revenus pour 2023 seront revus légèrement à la baisse, prévient le PDG. Des économies ont été décidées, qui passent par le recours à des congés imposés et de l’activité partielle, une réduction des investissements et des charges, une limitation des recrutements. L’entreprise a également décidé de ne proposer aucun versement de dividende lors de son assemblée générale le 8 juillet. Malgré cela, le cours de Bourse progressait nettement en fin de matinée, gagnant plus de 5%.

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