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La SNCF s'engage à abandonner le glyphosate d'ici à 2021
C'est ce qu'a fait savoir Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, avouant que cela fera augmenter les dépenses de l'entreprise ferroviaire.

Parmi elles, il a cité « des substances naturelles qui tuent les herbes et les plantes qui poussent au milieu des voies » et « d'autres technologies » avec la chaleur, l'électricité ou la pose de films empêchant la croissance de la végétation. « On n'a pas une solution miracle mais on a plusieurs solutions », avait dit en avril à l'Assemblée nationale Thomas Joindot, responsable de l'ingénierie de conception et de maintenance de l'infrastructure chez SNCF réseau. Mais « on a encore beaucoup d'incertitudes sur les coûts, sur l'efficacité, sur l'impact environnemental et sur les délais », avait-il ajouté.
Désherber les voies ferrées et leurs abords s'avère indispensable, selon la SNCF : la végétation pourrait retenir l'eau et déformer la plateforme (et donc les rails). Les touffes d'herbe pourraient en outre gêner les rayons laser vérifiant l'écartement des voies ou perturber les tournées d'inspection des cheminots. Quant aux pistes longeant les voies, elles doivent impérativement être dégagées pour que les agents puissent se déplacer rapidement et évacuer les voyageurs en cas de problèmes. SNCF Réseau dépense 30 millions d'euros par an pour traiter les voies et les pistes. Après l'interdiction du glyphosate, la facture pourrait, selon ses calculs, atteindre 500 millions avec les moyens actuellement à disposition, peut-être 350 millions « avec des standards dégradés ».
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