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Espagne . Un ministre en tournée des usines pour trouver le train à 350km/h

Oscar Puente, ministre espagnol des Transports et Infrastructures, s’est récemment engagé dans une démarche de recherche sur le développement des trains à grande vitesse.

Espagne . Un ministre en tournée des usines pour trouver le train à 350km/h

Le ministre souhaite identifier rapidement un constructeur capable de concevoir et de produire des trains à grande vitesse dans des délais courts. Son objectif est de s’informer directement sur certaines des innovations ferroviaires les plus importantes à un moment clé pour le développement du train à grande vitesse en Espagne, notamment après la récente annonce des réformes du réseau ferroviaire à grande vitesse, à commencer par la ligne Madrid-Barcelone, afin d’augmenter la vitesse de 300 à 350 kilomètres par heure. Le choix de la ligne la plus fréquentée du pays s’explique par la nécessité d’une refonte complète suite à l’investissement de 600 millions d’euros dans l’amélioration de la première ligne mise en service, la ligne Madrid-Séville.

Mais qui fabrique des trains à 350km/h livrables dans un délai court ? Dans une interview récente à Cadena Ser, reprise par plusieurs médias, Oscar Puente avait déclaré que les fabricants chinois peuvent livrer des trains à la moitié du prix entre six mois à deux ans, tandis que l’industrie européenne propose des délais d’environ 60 mois (5 ans), ce qui pose – selon lui -, « un problème stratégique pour la commande de matériel roulant en Espagne. »

Oscar Puente a alors entamé une « tournée des usines » à Düsseldorf, Pékin puis Florence, afin d’étudier les modèles les plus avancés et d’identifier des partenariats technologiques solides.
C’est dans ce contexte qu’Oscar Puente s’est rendu en Chine les 11, 12 et 13 décembre. Ce voyage avait pour objectif principal d’analyser de près le fonctionnement du plus vaste réseau de trains à grande vitesse au monde. Au cours de ces trois journées intenses, il a rencontré des responsables gouvernementaux, des ingénieurs ferroviaires et des dirigeants d’entreprises spécialisées dans la construction et l’exploitation de lignes à grande vitesse.

Il a pu observer des infrastructures modernes ainsi que des trains capables de maintenir des standards élevés de sécurité et de ponctualité. Le ministre s’est rendu au Centre national d’homologation des trains (NRTC), propriété de l’opérateur ferroviaire public China State Railway Group. Unique en Chine et en Asie à disposer d’un circuit fermé, ce centre est un pionnier des essais dynamiques de trains, avec des appareils pouvant atteindre des vitesses de 220 kilomètres par heure.

Il s’est aussi rendu de Pékin à Changchun à bord d’un train à grande vitesse qui parcourt les quelque 1.000 kilomètres séparant les deux villes en un peu plus de trois heures.

Quelques jours plus tard, le 17 décembre, il s’est rendu à Pistoia, près de Florence, en Italie. Cette étape européenne avait une dimension plus industrielle et technologique. Pistoia est l’usine de Hitachi Rail Europe, qui construit le fameux Frecciarossa exploité par Trenitalia et Iryo. Sur place, le ministre, accompagné de représentants de la Renfe, a visité les installations de l’usine, qui couvrent 290 000 m². Rien n’est décidé à ce jour mais le volontarisme planétaire du ministre dénote avec les discours « patriotiques » que l’on entend dans d’autres pays. Une manière de secouer l’industrie nationale ?

Auteur: Frédéric de Kemmeter

www.mediarail.wordpress.com

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