Inauguration du premier train à hydrogène d’Alstom
Deux trains Coradia iLint roulant à l’hydrogène entrent en service commercial en Basse-Saxe. L’inauguration se déroulait dimanche 16 septembre à Bremervörde.
Signe du destin, c’est en Allemagne que le constructeur français Alstom enregistre un nouveau succès avec la commercialisation des deux premiers trains Coradia iLint, équipés de piles à combustible qui transforment l’hydrogène et l’oxygène en électricité. Alors qu’il doit fusionner avec Siemens en 2019, si l’Europe n’y met pas son veto.
Ce dimanche 16 septembre, le premier train à hydrogène au monde a fait son entrée en gare à Bremervörde en Basse-Saxe pour une inauguration en présence des représentants du Länder. Dès le lendemain, deux trains à hydrogène entreront en service commercial sur la ligne qui relie sur 100 kilomètres Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude, et est exploitée par LNVG. Ils remplacent l’actuelle flotte diesel, roulent à 140 km/h et n’émettent pas de gaz à effet de serre ou de particules fines. Les trains seront ravitaillés dans une station mobile de distribution d’hydrogène.
Une station de distribution fixe en 2021
“L’hydrogène gazeux sera injecté dans les trains depuis un conteneur en acier d’environ 12 mètres de haut, près des voies en gare de Bremervörde, explique Alstom dans un communiqué. Avec un plein, les trains auront une autonomie totale de 1 000 kilomètres, ce qui leur permettra de circuler sur le réseau durant toute une journée.”
Une station de distribution fixe dans les installations d’EVB verra le jour en 2021. A cette époque, l’industriel français devra également livrer 14 nouveaux trains Coradia iLint.
Une première mondiale qui devrait donner des idées dans certains pays. En France, le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), avait, dans son rapport publié le 1er février dernier, émis le souhait de se pencher sur cette technologie.
“Nous voulons favoriser le développement des trains à hydrogène et nous conseillons de temporiser sur l’électrification des lignes ferroviaires non équipées”, a annoncé Philippe Duron, le Président du COI lors de la présentation du rapport. En France, une partie non négligeable du parc de TER roule encore au diesel, faute d’électrification des lignes.
Source: l’Usine Nouvelle

