Comment la région Île-de-France compte nettoyer l'air du métro
Cinq entreprises vont bientôt pouvoir tester des méthodes destinées à venir à bout de la pollution dans les couloirs du métro, explique le « JDD ».
Dans les couloirs du métro, vous pensiez sans doute être à l’abri de la pollution des rues de la capitale. Or, si les transports en commun sont utiles pour lutter contre la pollution atmosphérique, ils sont aussi un véritable nid à particules fines. On y trouve des densités largement supérieures à celles présentes en surface, rappelle Le Journal du dimanche. Selon Airparif, l’organisme indépendant chargé de surveiller la qualité de l’air, ce sont les concentrations en particules PM 10 et PM 2,5 qui posent notamment problème. La raison ? Les systèmes de freinage, l’usure des rails ou même les passagers eux-mêmes lors des pics d’affluence.
Pour améliorer les choses, la région Île-de-France a lancé en juin un plan baptisé « Changeons d’air », comprenant un volet consacré aux transports en commun doté d’un budget d’un million d’euros. « Nous menons une lutte tous azimuts contre la pollution de l’air et en particulier dans les transports souterrains particulièrement exposés. Des millions de personnes sont concernées quotidiennement », insiste Valérie Pécresse, la présidente LR de la région. Cinq entreprises ont été retenues à la suite de l’appel d’offres lancé avec la RATP, la SNCF, Airparif et Île-de-France Mobilités.
Trois tests grandeur nature
Parmi celles-ci, trois vont pouvoir tester leurs solutions en conditions réelles. Leurs méthodes seront mises à l’épreuve aux stations Châtelet (ligne 4), Franklin-Roosevelt (ligne 1) et Avenue-Foch (RER C). Ainsi, Air Liquide pourra tester son système basé sur une ionisation positive, Suez mise lui aussi sur le même genre de technologie, alors que Starklab parie sur une technologie de « traitement de l’air par filtration humide ». Les trois entreprises ont reçu des subventions de la région allant de 130 000 à 200 000 euros.
Les tests seront lancés avant la fin de l’année pour une durée de 3 à 6 mois. Les conclusions seront rendues à l’automne 2019. Les deux autres entreprises en sont encore au stade de la recherche et du développement. Leurs tests seront menés en laboratoire ou sur des rames vides. Pour l’heure, l’objectif de la région est surtout… de rassurer les usagers.
Source: Le Point

