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Alstom et l’Etat veulent imposer les trains à hydrogène aux régions

Alstom et l’Etat veulent imposer les trains à hydrogène aux régions

Première mondiale, les premiers trains à hydrogène produits par Alstom dans son usine de Salzgitter (Allemagne) ont commencé à circuler émettant zéro émission, lundi 17 septembre 2018, entre Bremerhaven et Cuxhaven avec des voyageurs. Mais le constructeur français souhaite développer ce savoir-faire en France comme il l’a annoncé mercredi 21 novembre.

Il entend profiter du fait que sur les 1000 trains diesel en circulation aujourd’hui sur le réseau français, la moitié d’entre eux vont arriver en fin d’exploitation aux alentours de 2028. En même temps, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy a programmé la sortie du diesel pour 2035 et le gouvernement veut homologuer un premier train à hydrogène en 2022. Il a commandé un rapport sur le sujet au député Benoît Simian (LREM), remis jeudi 22 novembre, qui préconise d’aider financièrement le développement des trains à hydrogène en utilisant une partie des fonds prévus pour l’électrification de certaines voies ferrées dans les contrats de plan État-régions. Les crédits du plan hydrogène et des aides européennes pourraient aussi s’y ajouter. C’est donc l’alignement des planètes pour le futur train à hydrogène…

25 à 50 trains à commander

Pour Alstom, il y a une nécessité pour développer en France les trains à hydrogène : " Il faut donc qu’avant 2028, nous puissions livrer une flotte de 25 à 50 trains à hydrogène, et qu’elle soit testée en conditions réelles. Plusieurs régions françaises ont déjà exprimé leur intérêt pour cette technologie au cours de ces derniers mois", indique un communiqué.

Ce train sera conçu et fabriqué en France par six sites d’Alstom. Reichshoffen pour la conception et l’assemblage, Ornans pour les moteurs, Le Creusot pour les bogies, Tarbes pour les chaînes de traction, Villeurbanne pour l’informatique embarquée et Saint-Ouen pour le design.

Si plus de 40 % du réseau français n’est pas électrifié, il faut tout de même rappeler que ces 14 000 kilomètres de voies sont souvent les moins fréquentées. Elles représentent environ 20 % du trafic et les émissions de CO2 du transport ferroviaire restent marginales, par rapport aux autres moyens de transport, mais la SNCF et les futurs opérateurs présents sur le réseau national doivent avoir en ligne de mire la neutralité carbone en 2050.

Source : L’Usine Nouvelle

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