Alstom confirme ses objectifs de moyen terme, la croissance ralentit au 1er trimestre
PARIS (Agefi-Dow Jones)–L’équipementier ferroviaire Alstom a confirmé jeudi ses objectifs de moyen terme, après avoir enregistré un ralentissement de sa croissance au premier trimestre de l’exercice qui s’achèvera en mars 2020.
Au premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Alstom a progressé de 2% sur un an à données publiées et de 1% à données comparables, pour atteindre 2,05 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’exercice 2018-2019, Alstom avait affiché une croissance organique de 11%. La décroissance de l’activité Systèmes a été compensée par une croissance notable des activités de signalisation et de matériels roulants, a fait valoir le groupe.
D’avril à juin, l’industriel a fait état de prises de commandes pour un montant de 1,62 milliard d’euros, en baisse de 39% par rapport à la même période de l’année précédente. Le groupe a pâti d’une base de comparaison élevée, avec le gain d’un contrat important pour le système du métro de Montréal enregistré lors du premier trimestre de l’exercice 2018-2019.
Le carnet de commandes d’Alstom s’élevait à 40 milliards d’euros au 30 juin, contre 40,5 milliards d’euros au 31 mars 2019.
Selon un consensus réalisé par FactSet, les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 2,07 milliards d’euros et des prises de commandes de 1,56 milliard d’euros.
Alstom a répété que l’année 2019-2020 serait une “année de stabilisation de la croissance après une année 2018-2019 de croissance exceptionnelle du chiffre d’affaires et de la profitabilité”. Le groupe a également confirmé que cet exercice devrait afficher une progression du chiffre d’affaires et de la profitabilité inférieure aux objectifs de son plan à moyen terme, “Alstom in Motion”, présenté le 24 juin.
Alstom a réitéré les objectifs de ce plan, à savoir une croissance annuelle moyenne d’environ 5% entre les exercices 2019-2020 et 2022-2023, une marge d’exploitation ajustée d’environ 9% à l’issue de l’exercice 2022-2023 et une conversion du résultat net en flux de trésorerie libre supérieure à 80% d’ici à 2022-2023.
L’industriel a par ailleurs prévenu que, sur l’exercice 2019-2020, le cycle de l’activité avec la finalisation des grands projets systèmes et l’évolution des grands projets de matériel roulant conduirait à une évolution du besoin en fonds de roulement qui aurait un impact sur la génération de flux de trésorerie libre.

