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Les syndicats d’Alstom inquiets après la perte du contrat des nouveaux Intercités, attribué à l'espagnol CAF

Le gain par l’espagnol CAF du contrat des nouveaux Intercités inquiète les syndicats d‘Alstom. Le site de Reichshoffen (Bas-Rhin) pourrait perdre 200 emplois, alerte les syndicats, et d’autres sites français pourraient en subir les conséquences.

Les syndicats d’Alstom inquiets après la perte du contrat des nouveaux Intercités, attribué à l'espagnol CAF
CAF et Alstom poursuivent leur guerre de communication à distance. Et cette fois-ci, ce sont les syndicats qui s’en mêlent. La CFDT Métallurgie d’Alstom alerte sur l’impact de la potentielle perte du marché des "automotrices moyennes et longues distances" par l’entreprise française, au profit de son concurrent espagnol. Les futurs des lignes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse seront assemblés dans l’usine de Bagnères-de-Bigorre (Hautes Pyrénées), un contrat de 700 millions d’euros pour 28 trains.

"Si SNCF Mobilités venait à entériner cette préférence espagnole lors de son conseil d’administration, ce serait une très mauvaise nouvelle pour l’avenir du site alsacien de Reichshoffen et pour l’ensemble de la filière française mobilisée par l’offre Alstom, notamment pour les sites de Belfort (motrice), d’Ornans (moteur), du Creusot (bogie) et de Tarbes (traction) ainsi que pour tous leurs fournisseurs et sous-traitants", tonne la CFDT dans un communiqué.

200 emplois menacés à Reichshoffen ?

Le syndicat ne semble pas croire à la création de 250 emplois promise par CAF à Bagnères-de-Bigorre, qualifiée d’ "hypothétique", et craint la suppression "du triple" chez Alstom en Alsace et Bourgogne-Franche-Comté. La CFDT d’Alstom dénonce "le double langage des pouvoirs publics qui font la promotion d’une industrie ferroviaire nationale forte et qui attribuent en même temps un marché de 2 milliards de financements publics à une entreprise espagnole".

FO estime que 200 des 780 emplois du site alsacien sont menacés. Les élus locaux tiennent peu ou prou le même discours. "Nous ne comprenons pas la politique de M. Macron : sur GE, elle a abouti à un désastre ; sur Alstom, on commence à prendre des décisions qui vont peser sur l’emploi", s’emporte le maire (LR) de Belfort Damien Meslot, interrogé par France 3.

Ce coup de pression fera-t-il bouger les rapports de force ? La commande doit normalement être entérinée lors conseil d’administration de SNCF Mobilités le 24 octobre.

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