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Une start-up établie à Orléans travaille sur un projet d’aérotrain du futur

  • Une start-up établie à Orléans travaille sur un projet d’aérotrain du futur

    Une start-up établie à Orléans travaille sur un projet d’aérotrain du futur

    SpaceTrain, une start-up qui a ouvert un bureau à Orléans, envisage de faire circuler une navette sur le rail de l’ancien aérotrain d’ici 2020. Une utopie qui pourrait bien devenir réalité.

     

     

     

    C’est un projet un peu fou, comme en raffolent les passionnés de défis technologiques. Il est porté par une start-up parisienne, qui vient d’ouvrir un bureau à Orléans et nourrit l’ambition de donner une nouvelle vie à l’aérotrain.

     

    Près de cinquante ans après le rêve brisé de l’ingénieur Jean Bertin, SpaceTrain  projette d’utiliser les 18 kilomètres de rail existants, entre Saran et Artenay, pour faire circuler une navette en fibre de carbone bourrée d’électronique.

     

    Car le pari d’Emeuric Gleizes, patron de SpaceTrain et des douze ingénieurs qui œuvrent depuis un an sur ce projet audacieux, est bien d’adapter le principe du coussin d’air aux technologies nouvelles.

    Le temps de remettre le rail en état, les premiers essais devraient débuter en 2020. L’objectif avoué est d’atteindre la vitesse de 150 mètres/seconde, soit 540 km/h. Mais Emeuric Gleizes est persuadé que son prototype sera en mesure d’atteindre les 720 km/ h et quasiment le double, à terme !

     

     

     

    Entre vingt et quarante passagers
    On n’en est pas encore là. Pour l’heure, des essais réalisés par ordinateur en soufflerie virtuelle ont déjà permis de dessiner le profilage idéal de la cabine, un engin oblong capable de transporter entre vingt et quarante passagers.

     

    Il reste toutefois à obtenir l’aval des autorités pour remettre le rail en état et autoriser les essais. L’autre questionnement a trait à l’attitude de la SNCF, qui vient d’investir dans le projet concurrent de l’Hyperloop.

    On se souvient qu’en 1974, la société de chemin de fer, soucieuse de développer son TGV, était parvenue à convaincre le président Giscard d’Estaing de mettre un coup d’arrêt à l’aérotrain, pourtant promis à un avenir radieux.

     

    Comment réagira-t-elle à l’égard de SpaceTrain ? Emeuric Gleizes se veut confiant. « ça me paraît impossible de ne pas créer un partenariat avec la SNCF », estime le patron de la start-up.

     

     

     

    Propulsé par une turbine à hydrogène
    En l’espèce, la force de ce projet innovant est de s’appuyer sur une technologie éprouvée depuis un siècle et d’y associer des procédés issus de la technologie moderne. Ingénieur au sein de SpaceTrain, Adil Lazraq rappelle que le principe du coussin d’air a permis, en son temps, à Jean Bertin de faire circuler sur un rail un chariot à 1.300 km/h.

     

    Il reste à imaginer les nouvelles prouesses que pourrait réaliser un engin doté de capteurs électroniques et propulsé par une turbine à hydrogène et des moteurs à induction, alimentés par des batteries au graphène.

     

     

    D’autant que la navette évoluera dans un tube en matière composite destiné à la fois à assurer une isolation phonique et à améliorer la sustentation de l’engin et ce, grâce à une réduction de la pression atmosphérique de 80%.

    Une enveloppe plutôt raisonnable de 21 millions d’euros sera nécessaire au lancement des premiers essais. L’ancien maire de Saran, Michel Guérin, dont on connaît l’attachement à l’aérotrain, a déjà activé tous ses contacts afin d’encourager les pouvoirs publics à soutenir le projet SpaceTrain. « Beaucoup de gens me disent: si ça pouvait remarcher un jour, ce serait formidable », s’enthousiasme l’ex-cheminot.

     

    L’aventure est en marche. Si tout va bien, d’ici quelques mois, SpaceTrain prendra ses aises dans des bureaux situés à Saran, non loin du rail de béton auquel une nouvelle vie est enfin promise.

     

    À terme, six lignes en France pourraient voir le jour, entre Orly et Roissy, Le Havre, Rouen et Paris, Lyon et Grenoble, Montpellier et Perpignan, Longwy et Luxembourg, Strasbourg et Bruxelles.

     

     

    Source: La Republique du centre

     

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