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Une ligne TGV Europe – Chine via la Russie prévue pour 2026

  • Une ligne TGV Europe – Chine via la Russie prévue pour 2026

    Une ligne TGV Europe – Chine via la Russie prévue pour 2026

    La construction du tronçon russe de la ligne de chemin de fer à grande vitesse Eurasie, qui devrait relier l’Europe à la Chine, débuterait à partir de 2026 et coûterait quelque 3 580 milliards de roubles (environ 50 milliards d’euros), estime la compagnie des Chemins de fer russes, RJD.

     

     

    Ces estimations proviennent d’une présentation de la RJD, remise à l’agence RIA Novosti et publiée jeudi 24 août. En termes de dépenses, le tronçon russe arrive en première position, suivi du kazakh, qui devrait coûter 2 660 milliards de roubles. Les secteurs biélorusse et chinois entraîneront quant à eux des dépenses respectives de 850 et 760 milliards de roubles. Le coût total de la ligne dépassera les 7 000 milliards de roubles (100 milliards d’euros).

    Le tronçon russe partira de Krasnoïe, dans la région de Smolensk, puis traversera Moscou, Nijni Novgorod, Kazan, Ekaterinbourg et Tcheliabinsk pour arriver à Zolotaïa Sopka, d’où la ligne traversera ensuite le Kazakhstan, via Astana, jusqu’à Dostyk. Le tronçon biélorusse reliera Brest à Krasnoïé via Minsk, et le chinois, Dostyk à Urumtchi.

    La construction de la ligne ferroviaire devrait démarrer en 2018 pour s’achever en 2026.

     

     

    Moscou – Kazan
    Le projet ferroviaire Eurasie doit relier Berlin à la ville chinoise d’Urumtchi via la Pologne, la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan. Le tronçon russe pourrait être parcouru en 9h30, et le trajet Brest (Biélorussie) – Dostyk (Kazakhstan) en 19h30, avec une vitesse moyenne de 250 km/h.

    En Russie, le chantier démarrera en 2018 avec le tronçon Moscou – Kazan, censé être achevé en 2023. Les segments Kazan – Ekaterinbourg et Zolotaïa Sopka – Dostyk seront construits en parallèle. En 2023 débutera la construction des tronçons Krasnoïé – Moscou et Tcheliabinsk – Zolotaïa Sopka.

     

     

    Europe – Chine
    Selon les calculs provisoires, à l’horizon 2050, la ligne Eurasie devrait rapporter 2 770 milliards de roubles, dont la majorité grâce au fret, avec 11,9 millions de tonnes de marchandises transportées chaque année. Avec un volume actuel de 144 millions de tonnes de marchandises transportées par an de l’UE vers la Chine, la construction de la ligne Eurasie n’aura « donc pas d’impact significatif » sur les chaînes logistiques mondiales, estime Kommersant.
    Vers 2050, près de 36,9 millions de voyageurs pourront emprunter la ligne de chemin de fer, selon les mêmes estimations.

    Les principaux participants au projet devraient être les sociétés nationales des chemins de fer des pays traversés : RJD, KTJ (les Chemins de fer kazakhs), les Chemins de fer biélorusses et China Railways. 40 % du financement devrait provenir de leur capital, et 60 % de crédits contractés.

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