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Un « Airbus du ferroviaire » serait d’une « complexité inouïe » (PDG d’Alstom)

  • Un « Airbus du ferroviaire » serait d’une « complexité inouïe » (PDG d’Alstom)

    Un « Airbus du ferroviaire » serait d’une « complexité inouïe » (PDG d’Alstom)

    La création d’un « Airbus du ferroviaire », qui regrouperait des constructeurs ferroviaires européens, « serait d’une complexité inouïe », a estimé jeudi le PDG du constructeur ferroviaire français Alstom, Henri Poupart-Lafarge, lors d’une conférence de presse.

     

     

    « Il y a beaucoup de constructeurs ferroviaires en Europe, donc je n’imagine pas un groupement de tous les constructeurs ferroviaires autour d’une même plateforme, ça serait d’une complexité inouïe, et le retour en termes d’économies d’échelle n’est pas évident », a déclaré M. Poupart-Lafarge jeudi, lors de la conférence de presse de présentation des résultats annuels d’Alstom. « Contrairement aux avions (…) nos trains sont quand même beaucoup plus spécifiques aux différentes infrastructures, on est quand même obligés de s’adapter, donc il n’y a pas des séries aussi longues que pour celles des avions. L’outil industriel est aussi beaucoup plus éclaté que l’outil industriel dans l’aéronautique », a-t-il détaillé.

     

     

    « Néanmoins, ça n’est pas parce que je conteste l’expression elle-même que je conteste l’idée qu’une certaine consolidation devra se passer (..) en Europe. Mais ça se fera progressivement, ça ne se fera pas dans le même type de mouvement que celui qui a présidé à la naissance d’Airbus », a nuancé le PDG d’Alstom.

     

     

    Airbus Industrie est né en 1970 de la volonté des Européens, Français et Allemands en tête, de lutter face aux Américains dans l’aviation civile. « Si l’idée est de regrouper toute l’industrie, c’est irréalisable, ça ne fait pas de sens… Faire des consolidations de un à deux peut en avoir plus », a-t-il également déclaré jeudi dans le quotidien La Tribune.

     

     

    L’idée d’un « Airbus du ferroviaire » est régulièrement évoquée, comme en 2014, au moment du rapprochement entre Alstom et l’américain General Electric (GE), lorsque l’allemand Siemens avait déposé une offre.

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