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TGV britannique : Alstom en course

  • TGV britannique : Alstom en course

    TGV britannique : Alstom en course

    Alstom, qui prépare sa fusion avec Siemens, figure dans la présélection établie par les autorités britanniques dans le cadre du futur TGV Londres-Birmingham prévu en 2026. Comme son futur ex-concurrent allemand…

     

     

     

    Le TGV du futur qui doit être développé depuis Belfort selon l’engagement de l’État, sera-t-il celui de l’Europe ferroviaire ? C’est possible si les commandes de renouvellement du parc national font des petits dans les pays voisins. La présélection dont bénéficie Alstom outre-Manche sera donc scrutée de près si elle se concrétise.

     

    La Grande-Bretagne, soucieuse de prendre le train de la grande vitesse en marche, a en effet établi une première liste d’opérateurs potentiels pour sa future ligne à grande vitesse HS2. Elle reliera Londres à Birmingham à 360 km/h à partir de 2026, avec la perspective de devenir la colonne vertébrale d’un futur réseau à grande vitesse ambitieux. Selon Bourse Direct, c’est un contrat de poids : 2,75 milliards de livres sterling, soit 3,1 milliards d’euros pour un ensemble de 54 trains minimum.

     

    Les sites de Belfort et d’Ornans, qui fabriquent respectivement les motrices et les moteurs du TGV, doivent-ils se réjouir pour autant ? Ce serait en tout cas très prématuré. D’abord, Alstom n’est pas seul dans cette présélection. L’allemand Siemens, son futur partenaire, en fait partie. De même que le canadien Bombardier, le japonais Hitachi, déjà bien implanté au Royaume-Uni, et l’espagnol Patentes Talgo. Les offres définitives des cinq concurrents sont attendues d’ici quelques mois et la décision finale ne sera prise qu’en 2019.

     

     
    Situation paradoxale
    Il est évident que l’exemple du TGV américain, de marque Alstom mais fabriqué outre-Atlantique, pèsera dans la balance puisque les autorités britanniques espèrent pouvoir créer 25 000 postes de travail sur toute la chaîne d’approvisionnement. Quoi qu’il en soit, si le français Alstom était finalement retenu, la concrétisation de ce beau contrat devrait se déployer dans le cadre du rapprochement avec Siemens, prévu définitivement à la mi-2018.

     

     

    Cette situation paradoxale ne serait pas nouvelle. Le site de Belfort, qui construit également la locomotive Prima M4 (fret et voyageurs), a aussi les yeux braqués sur le marché marocain : le constructeur français a en effet été choisi pour livrer trente modèles, face à un concurrent qui s’appelle… Siemens. Le contrat devrait être signé dans le courant du premier semestre 2018. Ce sera l’occasion de donner des gages pour l’harmonisation des tâches au sein du futur grand groupe ferroviaire européen.

     

     

    Source: Est Républicain

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