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Paris-Limoges en 2h30 : les trains promis par l’État pourront-ils rouler à 220 km/heure ?

  • Paris-Limoges en 2h30 : les trains promis par l’État pourront-ils rouler à 220 km/heure  ?

    Paris-Limoges en 2h30 : les trains promis par l’État pourront-ils rouler à 220 km/heure ?

    Entre les  giboulées sociales et cheminotes qui s’annoncent, le lobby  Urgence ligne Polt ( Paris Orléans Limoges Toulouse) espère intercaler une étude indépendante visant à démontrer qu’un gain de temps de trente minutes est possible entre Paris et Limoges. Une accélération qui devra beaucoup au nouveau matériel Intercités promis par l’Etat sur Polt et Paris-Clermont. Mais ces rames correspondront-elles vraiment, en terme de vitesse et de confort, aux aspirations des territoires et usagers concernés?
     

    Le 15 mars, les constructeurs ferroviaires devront avoir déposé leur offres répondant à la commande de nouveaux trains Intercités financés par l’État. Une trentaine de rames au total destinées aux deux lignes structurantes que sont Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (Polt) et Paris-Clermont.
    Plusieurs annonces, dont une de la ministre des transports Elisabeth Borne, ont laissé entendre que ces trains plus rapides et plus confortables pourraient être mis en service dès 2020. Ce qui réjouit les « lobbyistes » d’Urgence ligne Polt,  réunis samedi à La Souterraine (Creuse). Mais le récent rapport Spinetta les a rappelés à la prudence. L’État a promis, mais « le ministère du Budget montre les dents pour étaler la dépense », croit savoir Jean-Claude Sandrier, président d’Urgence ligne-Polt.

     

     

    Les nouvelles rames doivent répondre aux critères de confort et de vitesse correspondant à une ligne de 712 kilomètres.

    Une livraison différée peut-il générer une rivalité entre Polt et Paris-Clermont ? Une de ces deux lignes pourrait-elle être considérée comme moins prioritaire et ne recevoir ses nouvelles rames qu’après 2025 ? Jean-Claude Sandrier estime que la concurrence est ailleurs : « L’État finance actuellement des nouveaux trains TER au profit de plusieurs régions, ce qui rentre dans la compensation du déclassement de trains d’équilibre du territoire ».

     
    Urgence ligne Polt manifeste aussi des réserves envers le choix « politique et industriel » qui s’est manifesté lors de la rédaction de l’appel d’offres des nouvelles rames Intercités : « Il fallait qu’Alstom puisse concourir avec son Régiolis amélioré », glisse Jean-Claude Sandrier. Comme leur nom l’indique, les trains Regiolis sont destinés au marché des TER, alors que « Les nouvelles rames doivent répondre aux critères de confort et de vitesse correspondant à une ligne de 712 kilomètres », martèle Urgence ligne Polt.

     

    L’une des principales craintes affichées par l’association : que des rames de type TER préfigurent un « tronçonnage » de la ligne. Pour répondre à l’appel d’offres, les rames d’Alstom devraient déjà élever leur vitesse de 160 à 200 km/h.

     

     

     

    L’étude doit être rendue publique fin mars à Limoges 
    Or, conformément aux préconisations des rapports Duron successifs, Urgence ligne Polt revendique des trains pouvant faire des pointes à 220 km/h lorsque l’infrastructure le permet. « Nous n’allons pas nous focaliser sur cette question, notre but n’est pas de retarder l’appel d’offres », reconnaît Jean-Claude Sandrier.
    La vitesse n’en sera pas moins  l’un des paramètres de l’étude qu’Urgence ligne Polt  rendra publique fin mars. Financée par une dizaine de collectivités riveraines de la ligne, cette projection réalisée par un cabinet spécialisée doit démontrer que « Limoges à 2 h 30 de Paris » par la ligne classique, c’est possible.

     

     

     

    Source: La Montagne

     

     

     

     

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