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Masselin creuse son sillon dans le ferroviaire

  • Masselin creuse son sillon dans le ferroviaire

    Masselin creuse son sillon dans le ferroviaire

    La PME familiale rouennaise Ressorts Masselin, spécialiste du ressort technique en acier, investit 3,4 millions d’euros dans un atelier pour une nouvelle activité ferroviaire.
     

    Pour répondre à la demande croissante de clients tels qu’Alstom et Bombardier, Ressorts Masselin, le spécialiste du ressort technique en acier, investit 3,4 millions d’euros dans l’extension d’un atelier destiné à la fabrication de barres de torsion antiroulis. Fabriquées à partir d’aciers alliés au carbone achetés en Suède, elles sont destinées à la suspension des bogies (châssis) des trains. «  L’appel d’air que nous avons senti en 2015 pour cette nouvelle activité se confirme d’année en année », s’enthousiasme Jean Masselin, le Pdg et propriétaire de Ressorts Masselin.
    Installée au Petit-Quevilly près de Rouen , l’entreprise, qui affiche 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 160 salariés, réalise 35 % de son activité dans le ferroviaire. Elle a remporté en mars 2017 un contrat avec Bombardier pour la suspension des trains qui circuleront à partir de 2020 sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

     
    « Nous sommes le seul acteur français sur ce secteur des gros ressorts pour le ferroviaire », note Olivier Masselin, directeur commercial. De son côté, Masselin, qui réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’export, fournit Bombardier et Airbus en Allemagne ou encore Hitachi et Comau en Italie.
     

    Îlots de production autonomes
    Ressorts pour pinces de télésièges ou suspensions de véhicules militaires, les « solutions élastiques » de Masselin intéressent toute l’industrie. Dans le bâtiment, la PME fournit des boîtes à ressorts qui absorbent les vibrations. L’opéra de Montpellier est monté sur des ressorts Masselin. L’entreprise fournit les sous-traitants d’Airbus en ressorts de portes, mécanismes de commandes de vol et réalise 20 % de son chiffre d’affaires dans l’aéronautique. Membre de l’association Normandie AeroEspace, elle a été associée au programme « performances industrielles » du Groupement des industriels français de l’aéronautique et de l’espace, ce qui l’a conduite à mettre en place des « îlots de production » autonomes.

     

    Si les bénéfices de cette organisation ne sont pas encore palpables, selon Jean Masselin, peut-être le seront-ils d’ici à 2019, quand son fils, Olivier, aura pris les rênes de l’entreprise.
    Source: Les Échos

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