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La Chine met des chemins de fer automatisés à l’essai

  • La Chine met des chemins de fer automatisés à l’essai

    La Chine met des chemins de fer automatisés à l’essai

     

    Selon un de ses concepteurs qui s’est exprimé le 1er mai, le service ferroviaire à grande vitesse chinois entrera dans l’ère de la conduite automatisée une fois que les technologies et les produits de base auront été fabriqués dans le pays, l’idée étant par ailleurs d’avoir des trains prêts à rouler pour les Jeux olympiques d’hiver de 2022.

     

     

    Zhou Zhiliang, président de la société China Railway Signal and Communication Co (CRSC), a annoncé que le groupe avait construit à Beijing le plus grand laboratoire de simulation au monde pour les systèmes de contrôle ferroviaire automatisés, s’affranchissant des produits et des technologies étrangères dont les coûts sont plus élevés.

    Le laboratoire peut effectuer des tests de simulation complets pour 2 000 kilomètres de voies ferrées à grande vitesse, 1 000 kilomètres de voies ferrées interurbaines, 100 kilomètres de métros et cinq grands centres de rassemblement de marchandises en même temps.

     

     

    Il a également mis en place des systèmes de contrôle des trains de nouvelle génération et des systèmes de transport intelligents et intégrés basés sur le système de navigation par satellite chinois Beidou.

    Soutenus par des technologies développées au niveau national, a ajouté M. Zhou, les chemins de fer interurbains, les métros, les lignes à lévitation magnétique à basse et moyenne vitesse ainsi que les trains de marchandises pourraient tous être équipés de systèmes de conduite automatisés.

     

     

    Dans le domaine du développement du service ferroviaire interurbain, M. Zhou a indiqué que la CRSC et ses partenaires de construction d’infrastructures bâtissent actuellement le premier chemin de fer autoguidé au monde, qui roulera entre Dongguan et Huizhou, dans la province du Guangdong (sud de la Chine). La ligne de chemin de fer sera terminée d’ici la fin de l’année.

     

    Le groupe, dont le siège est à Beijing, testera sur le terrain le premier système à haute vitesse à entraînement automatisé au monde, dont la vitesse sera de 350 km/h, sur la ligne de chemin de fer qui reliera Beijing et Zhangjiakou, villes hôtes des Jeux Olympiques d’hiver de 2022. Tous les tests menés dans le laboratoire de simulation ont été achevés.

     

    « Ce sera le premier chemin de fer intelligent chinois », a souligné M. Zhou. « Tous les prototypes de véhicules seront construits d’ici la fin de l’année, et CRSC effectuera des travaux de débogage et de vérification des essais dans la première moitié de 2019 ».

     

     

    Selon le plan du gouvernement, il y aura 10 stations le long de la ligne, chacune d’elles sera équipée de robots de service qui offriront des services d’information aux passagers et transporteront leurs bagages.

    « Comparé au mode de conduite manuelle, le système de conduite automatisé est soutenu par un puissant système de contrôle opérationnel qui permet d’augmenter l’efficacité des opérations et éviter les embouteillages, les retards et les accidents », a de son côté expliqué Feng Hao, chercheur à l’Institut des transports globaux, qui dépend de la Commission nationale du développement et de la réforme.

     

     

    « Cela implique également l’intégration des technologies chinoises de positionnement par satellite, de transmission d’énergie et de télécommunication », a ajouté M. Feng. Selon un rapport de l’Institut, le stationnement automatique à point fixe en Chine se situait à moins de 35 cm pour les trains à grande vitesse en 2017.

     

     

    La Chine exploite actuellement plus de 25 000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse, représentant 60% du total mondial. D’après Zhao Ying, chercheur à l’Institut d’économie industrielle à l’Académie chinoise des sciences sociales à Beijing, elles sont devenues un concurrent important des vols de moins de 1 500 kilomètres.

     

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