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GEOFER, des opportunités de diversification

  • GEOFER, des opportunités de diversification

    GEOFER, des opportunités de diversification

    Réduire les coûts de l’exploitation ferroviaire et diversifier les PME trop dépendantes de l’aéronautique : tels sont les objectifs du projet régional GEOFER.

     

     

     

     

    « Il s’agit du premier projet en France qui établit des passerelles vers le rail », assure Xavier Leblan, directeur du laboratoire toulousain Guide expert en radionavigation par satellite. En septembre 2016, la Région Occitanie et Guide ont signé une convention portant sur le projet GEOFER, avec l’objectif de faire émerger des solutions d’exploitation et de contrôle des trains régionaux et des installations ferroviaires.

    Pour la Région, il s’agit de moderniser un secteur que l’exigence de sûreté de fonctionnement n’a pas contribué à faire évoluer et dont les coûts d’exploitation sont très élevés. « L’objectif initial est de sauvegarder les lignes régionales, confie Marc Péré du pôle Aerospace Valley. Et de tester Galileo sur le ferroviaire, car le vrai marché de Galileo, où la Commission européenne met des milliards, c’est le train. »

     

     

    La cible : les entreprises de systèmes embarqués
    Pour les entreprises régionales, voilà l’occasion de se diversifier dans un secteur difficile d’accès, grâce à une ligne commerciale (Toulouse-Rodez) sur laquelle elles pourront mener des essais dès le mois de février. Avec un budget de 140.000 euros (partagé entre Guide et M3 Systems) sur 18 mois, Geofer réunit donc la Région, Guide, M3 Systems (qui fournit un récepteur de mission), le Cnes (qui testera un récepteur de dernière génération capable d’une précision centimétrique), la SNCF et Aerospace Valley. Après les premiers essais qui confirmeront que le système fonctionne bien et qu’on peut localiser précisément le train, Aerospace Valley et la Région lanceront un appel à idées (dans quelques mois d’après Marc Péré) pour attirer les entreprises de la région, notamment celles qui sont positionnées sur les systèmes embarqués.

     

     

    Quelles applications pourraient être testées dans ce train, qui est en cours d’instrumentation au Technicentre SNCF à Toulouse ? « Tout ce qui touche à l’éco-conduite, aux trains communicants (télécommunications), à la détection de chocs », précise Xavier Leblan. Le problème des passages à niveau qui ne se ferment pas est aussi preneur de solution.

     

     

     

    Des entreprises se positionnent
    Face à ce nouveau filon, certaines entreprises se positionnent, à l’instar d’Actia, ou se montrent intéressées, comme Airbus Defence and Space, Silicom, ou encore Atmosphere. « Etant surtout dans l’aéronautique, ce projet nous ouvrirait un nouveau marché, reconnaît Jean-Marc Gaubert, patron d’Atmosphère (10 salariés à Toulouse, 700 K? de CA), qui réalise des systèmes communicants.

    Nous serions intéressés par la partie télécom : développer des solutions de communication hybride. » Selon Xavier Leblan, ce programme courra sur cinq ans au moins, avec des innovations de ruptures qui sont autant d’opportunités pour les entreprises de la région. « La Région est capable d’y investir de manière conséquente à condition qu’il y ait un retour sur investissement ? sauver les lignes régionales en réduisant les coûts », martèle-t-il.

     

     

     

    Source: Le Journal des Entreprises

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