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Un train à hydrogène dans le Nord-Loiret ? Le projet étonnant d’un étudiant primé au Sénat

  • Un train à hydrogène dans le Nord-Loiret ? Le projet étonnant d’un étudiant primé au Sénat

    Un train à hydrogène dans le Nord-Loiret ? Le projet étonnant d’un étudiant primé au Sénat

    Chaque année, le prix Claude-Erignac récompense un projet d’intérêt général porté par un étudiant de Sciences Po Paris. Lucas Soave, en cinquième et dernière année, l’a reçu jeudi 7 février, au Sénat, pour son projet d’étude relatif aux trains à hydrogène et à leur déploiement dans un territoire pilote, le Nord-Loiret.

     
    Lucas Soave, actuellement étudiant à Sciences Po en cinquième année, a effectué, en première année, un stage auprès de la députée de Marianne Dubois (LR). Il a aussi été son assistant parlementaire de début 2018 jusqu’à mai 2018. Une expérience qui l’a conduit à se pencher sur les trains à hydrogène et leur déploiement dans le Nord-Loiret. Projet pour lequel il vient de recevoir le prix Claude-Erignac, au Sénat.

     

     

    Pourquoi se pencher sur le territoire du Nord Loiret ?
    “Lors de mon stage, nous étions allés aux quatre coins de la circonscription. On a rencontré les gens dans leur vie de tous les jours. Ce qui revenait souvent dans nos échanges, c’était le problème des transports, l’enclavement “, met en avant le jeune homme.
    Ce projet d’étude est en quelque sorte une réponse à cette problématique.

     

     

    Pourquoi a-t-il imaginé ce projet dans le Pithiverais ?
    Dans son dossier de candidature pour le prix Erignac, l’étudiant de Sciences Po Paris a mis en avant les conditions favorables du Nord-Loiret pour mener ce projet de déploiement de trains à hydrogène.

     
    Tout d’abord, du fait de l’histoire. Une ligne ferroviaire ouverte aux passagers a été en service de 1870 jusqu’en 1969, année de fermeture de la gare de Pithiviers. Aujourd’hui, le tracé est intact puisque des transports de denrées agricoles ont lieu plusieurs fois par an.

     
    En terme de déplacements, cette ligne trouverait un écho favorable : selon les chiffres de l’Insee de 2015, 2.746 personnes effectuent leur trajet professionnel entre Pithiviers et Orléans en voiture, tous les jours. Et 3.868 autres entre Pithiviers et la région parisienne. Il y a un potentiel de voyageurs.

     

    Pourquoi le train à hydrogène ?
    Lucas Soave présente le train à hydrogène comme une alternative autonome à l’électrification des lignes. Le train dispose de réserves d’hydrogène dont le contenu, combiné à l’oxygène de l’air, produit une électricité qui alimente le train.
    Et de souligner qu’en terme d’impact sur l’environnement, le train à hydrogène ne produit aucune émission de CO2, mais des émissions de vapeur d’eau.

     

     

    Le train à hydrogène s’inscrit dans le cadre d’un verdissement de la flotte SNCF. Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, a annoncé en novembre dernier vouloir investir pour sortir du diesel ferroviaire d’ici 2035. Le but : mettre en circulation des trains à hydrogène à l’horizon 2022.

     

    L’étudiant de Sciences Po souligne aussi que c’est un mode d’approvisionnement des rames moins coûteux à l’usage que les lignes électriques, pouvant rendre rentables des lignes qui ne le sont pas actuellement.

     

    Source: La République du centre

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