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Transport. Pourquoi les TER bretons sont-ils plus ponctuels ?

  • Transport. Pourquoi les TER bretons sont-ils plus ponctuels ?

    Transport. Pourquoi les TER bretons sont-ils plus ponctuels ?

    Les TER bretons étaient les champions de France de la ponctualité en 2017. L’un des chefs d’orchestre de cette efficacité en explique les possibles raisons.
    Les TER bretons sont plus ponctuels qu’ailleurs : c’est l’un des enseignements que l’on peut tirer du bilan 2017 du marché français du transport ferroviaire publié en décembre par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). En 2017, 6 % des TER, en Bretagne, ont eu un retard de plus de 5 minutes au terminus, soit le meilleur « score » de France. Un bon résultat qui s’est poursuivi en 2018, se félicite-t-on à la SNCF. À titre de comparaison, en 2017, ce taux de trains avec plus de 5 minutes de retard était de 11 % en Pays de la Loire et montait jusqu’à 21 % en région Paca. Quelle est la recette qui peut expliquer cette performance du train breton ? La SNCF dévoile quelques ingrédients.

     

    Les cheminots bretons. Difficile de quantifier précisément son impact, mais c’est la première explication apportée par Olivier Boudet, directeur régional opérationnel « 7/7 » (qui travaille 24/24 pendant sept jours avant de laisser la place pour sept jours à son collègue) en Bretagne. « Notre région est connue pour l’engagement des gens qui y travaillent. Le Breton n’est pas forcément quelqu’un de facile, mais quand il est d’accord, il est engagé à 100 % », souligne-t-il.

     
    Un travail en harmonie avec la Région et la préfecture. « Nous avons la chance, en Bretagne, d’avoir une AOT (Autorité organisatrice de transports, ici la Région Bretagne, NDLR) très volontaire, qui prône le ferroviaire. La Région a des demandes fortes, est exigeante, mais s’investit beaucoup », explique Olivier Boudet. Le directeur opérationnel indique aussi beaucoup travailler avec la préfecture, notamment pour la gestion des incidents. Par exemple en faisant organiser des battues dans des secteurs où le risque de choc avec des animaux sauvages est élevé.

     
    Du matériel récent. Conséquence directe du volontarisme de la Région avancé par Olivier Boudet, le matériel utilisé sur les lignes TER est « neuf ». « Il y a un vrai investissement à ce niveau. Le matériel le plus ancien qu’on utilise est sur la ligne Brest-Quimper et il a environ 18 ans », indique le directeur opérationnel. Par ailleurs, le rapport de l’Arefer souligne que l’âge moyen du réseau ferré breton, en 2017, a reculé de deux ans par rapport à 2016, pour atteindre 26 ans. Ce qui en fait le réseau le plus « jeune » du pays, derrière l’Île-de-France.

     
    Une analyse permanente. « On tient compte de l’historique de chaque train en analysant les aléas (problèmes qui causent des retards, NDLR) qu’ils ont pu rencontrer sur une période donnée pour tenter de les résoudre au cas par cas. Si les aléas sont à chaque fois différents, on envisage de détendre le train, d’augmenter un peu son temps de trajet », développe Thierry Chaplais, responsable de la communication pour la SNCF Bretagne. Le rôle du directeur opérationnel, véritable chef d’orchestre 24/24, est aussi fondamental : « Il faut savoir quand supprimer un train, pour éviter de générer plus de problèmes ».

     
    Une situation géographique particulière. « En Bretagne, on est entouré de mer. Ça peut avoir des inconvénients, mais on ne dépend quasiment que de nous-mêmes, à l’inverse de régions plus centrales », explique Olivier Boudet. La SNCF Bretagne est en effet en relation constante avec les Pays de la Loire, un peu moins avec la Normandie puisqu’il y a peu de trains… et c’est tout. « Quand on est connecté à plusieurs territoires, les discussions peuvent être difficiles », assure Olivier Boudet.
    Quelques retards difficilement évitables. Le « zéro retard » absolu des trains est une utopie, en raison de la multitude de causes possibles : une panne, un grand nombre de passagers montant à bord avec un vélo, une erreur humaine, etc. Olivier Boudet, directeur opérationnel régional, souligne aussi des soucis réguliers en Bretagne. « Ici, on connaît hélas bien le problème des suicides, qui vont générer des retards pouvant aller jusqu’à 4 h-5 h avec des conséquences sur une grande partie du réseau, puisque les autorités doivent intervenir ». Il évoque aussi les collisions avec des animaux sauvages, qui immobilisent également les trains le temps de faire des vérifications sur le matériel, de faire retirer la carcasse de la voie… Autre problème, moins évident de prime abord : le grand nombre de passages à niveau dans la région. « À chaque fois qu’on reçoit un appel, souvent par le biais de la gendarmerie, concernant un éventuel problème à un passage à niveau, on doit ralentir, voire arrêter les trains, par mesure de précaution, jusqu’à ce que les vérifications soient faites », indique Olivier Boudet. Dans la grande majorité des cas, ce sont de fausses alertes. « Par exemple, un automobiliste peut appeler car il s’étonne que la barrière ne se relève pas après le passage d’un train, alors que c’est tout simplement parce qu’un autre train va arriver dans le sens inverse ». Un coup de fil anodin… qui a de vraies conséquences.

     

    Source: Le Télégramme

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