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Quand les données satellites aident à surveiller les trains

  • Quand les données satellites aident à surveiller les trains

    Quand les données satellites aident à surveiller les trains

    En partenariat avec le Cnes, la SNCF entend mettre à profit l’exploitation des données satellitaires pour surveiller les voies, améliorer le trafic, voire développer le train connecté.
    A la SNCF, l’innovation tombe aussi du ciel. Du domaine spatial, plus précisément. En 2016, le groupe ferroviaire a en effet été sollicité par le Centre national des études spatiales (Cnes), qui cherchait à élargir le champ d’application des technologies spatiales, dans la foulée du lancement du système européen de navigation Galileo. « La SNCF est le premier secteur pour lequel nous avons identifié des intérêts communs forts », rapporte Jacques Beas-Garcia, responsable de la politique industrielle aval au sein de la direction de l’innovation et des applications du Cnes. Pour la SNCF, qui avait amorcé son programme de renouveau technologique Tech4Rail, destiné à améliorer sa compétitivité, la proposition tombait à point nommé.

     

     

    Il faut dire que mieux valoriser les données satellitaires, déjà utilisées depuis 2001 pour informer les voyageurs, permet d’envisager de fructueuses évolutions pour le réseau ferré : de la surveillance des voies et de leurs abords par radar au développement des télécommunications, en passant par la localisation embarquée qui pourrait s’avérer déterminante pour limiter le coût de la maintenance.

     

    Pouvoir à tout moment localiser précisément les trains constituerait une avancée significative. « Nous voulons faire en sorte que le train soit lui-même en mesure de se positionner précisément et en sécurité », indique Antoine Barré, chef de projet localisation des trains à la SNCF. Les dispositifs actuels, reposant sur des appareils électriques installés au sol, sont en effet fragiles, coûteux en maintenance, et ne permettent pas d’optimiser la régulation du trafic. Si des systèmes embarqués existent déjà dans l’armée et l’aéronautique, leur application au ferroviaire doit être éprouvée et adaptée à ses spécificités. « Le train se distingue par son environnement : tunnels, villes, pylônes électriques, forêts… », souligne Antoine Barré.

     

     
    Intérêt économique
    Dans le cadre de Tech4Rail, en collaboration avec l’Agence d’Essai Ferroviaire, un train a embarqué, en février, des systèmes de positionnement par satellite de Géoflex et une centrale inertielle d’IXBlue. Géoflex a ainsi pu démontrer sa capacité à fournir une localisation de précision centimétrique, à 300?km/h. L’enjeu, désormais, est de développer des systèmes de localisation couplant les deux instruments. « Notre objectif est de tester des prototypes de systèmes embarqués en 2021 et de commencer à équiper les trains en 2024 », avance Antoine Barré.

     

    Les données radar satellites, issues d’Airbus ou du Cnes, peuvent, quant à elles, présenter un intérêt économique pour compléter les acquisitions aériennes en vue d’améliorer la surveillance. Une utilisation qui reste pour l’instant marginale. « Nous surveillons de grands mouvements de versants par satellite, notamment aux Ayasses dans la Drôme », précise Nicolas Pollet, le directeur général d’Altamétris, la filiale drones de SNCF Réseau.

     

     

    Un dernier axe de recherche concerne les télécommunications et la gestion de la transmission d’un nombre croissant d’informations acquises dans le train du futur. « La télécommunication satellite pourra compléter le réseau terrestre 3G-4G », estime Jacques Beas-Garcia. Autant de défis technologiques à relever pour rendre plus sûr le train de demain.

     

    Source : Industrie & Technologies

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