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Les voies industrielles de la modernisation du réseau SNCF

  • Les voies industrielles de la modernisation du réseau SNCF

    Les voies industrielles de la modernisation du réseau SNCF

    Train-usine de 700 mètres de long, grue ferroviaire mobile Kirow soulevant des aiguillages de plusieurs dizaines de tonnes : pour moderniser ses lignes en Pays de la Loire, SNCF Réseau déploie des moyens incontestablement industriels.
     
     
    On n’aperçoit que leurs pieds et, à intervalles réguliers, leurs mains, munies d’imposantes visseuses pneumatiques. Parfois jaillissent aussi la flamme d’un chalumeau et les étincelles du métal qu’ils découpent. Nichés sous le train, ils sont une dizaine d’ouvriers à démonter les attaches reliant rails et traverses. Cette première opération effectuée, la puissance mécanique et automatisée des autres modules du convoi entre en action. Des godets happent et hissent les vieilles traverses, parfois encore de bois, sur un tapis roulant. Les anciens rails glissent sur le ballast, sur le côté de la voie. Aux manettes d’un portique filant au-dessus des wagons de stockage, un machiniste récupère les anciennes traverses puis revient déposer les nouvelles qui vont rejoindre le ballast par une seconde ligne de tapis roulant. Dans un même mouvement, les rails neufs prennent place. Anciens et nouveaux rails se croisent avec précision. D’autres ouvriers mesurent, ajustent, recalent, calent et soudent. Progressant telle une chenille, à une vitesse de croisière de 350 mètres à l’heure, la tête du convoi circule sur l’ancienne voie, sa queue sur la toute nouvelle.

     

     

     

    Train-usine de 700 mètres
    Depuis le 7 janvier dernier, la ligne ferroviaire Nantes – La Roche-sur-Yon fait peau neuve. SNCF Réseau a engagé d’importants moyens pour renouveler de fond en comble 86 kilomètres de voies. Un train-usine, long de 700 mètres, appelé aussi « suite rapide » dans le jargon cheminot, l’un des trois en service en France (hors Ile-de-France) enchaîne, sans discontinuer, démontage et remontage des voies avec l’aide d’une quarantaine de machinistes et d’ouvriers. Trois autres trains interviennent dans son sillage, une armada ferroviaire de quelque 260 wagons, et un chantier qui mobilise en tout 500 personnes quotidiennement.

     

     

    Aller vite pour limiter les perturbations
    Il faut aller vite pour réduire les impacts, notamment sur le trafic voyageurs. En temps normal, la ligne Nantes – La Roche-sur-Yon supporte chaque jour le passage de près d’une centaine de trains de voyageurs (trams-trains, TER, Intercités, TGV). « Avec ce train-usine, nous pouvons renouveler entre 900 et 1 000 mètres de voies par jour », précise Amandine Le Guen, pilote d’opérations chez SNCF Réseau et responsable du chantier. Un rythme deux à trois fois plus rapide qu’avec des moyens classiques. Et pour réduire encore les perturbations, « le chantier a été organisé pour maintenir la circulation des premiers trains du matin et des derniers de la journée, ceux assurant les trajets quotidiens domicile-travail, domicile-études » précise Amandine Le Guen. À la fin de chaque journée de travail du train-usine, les nouvelles voies sont donc rouvertes à la circulation. À vitesse réduite toutefois, le temps d’ajuster parfaitement le ballast.

     

     

    Des travaux bons pour 50 ans
    Fin mars, la première phase de travaux entre Clisson et la Roche-sur-Yon s’est achevée. Pour la deuxième et dernière phase, entre Clisson et Nantes, qui se prolongera jusqu’à la fin mai, le train-usine passe en horaires de nuit, 21 h 30-6 h 30.« La durée de vie des voies est comprise entre 40 et 50 ans. Les chantiers de cette importance, nous les anticipons de 3 à 5 ans à l’avance », explique Lionel Jodin, responsable d’opérations au département des suites rapides chez SNCF Réseau. Le renouvellement de ces 86 kilomètres de voies aura nécessité 120 000 tonnes de ballast, 136 000 traverses de béton et 172 kilomètres de rails, pour un coût de 88 millions d’euros, entièrement à la charge de SNCF Réseau.

     

     

    Grue ferroviaire titanesque

    Autre équipement industriel utilisé par SNCF réseau : la grue ferroviaire mobile Kirow d’une exceptionnelle capacité de levage de près de 100 tonnes. Au cours des trois premiers week-ends de mars, elle entrait en action en gare du Mans, « pour remplacer 15 appareils de voies d’aiguillages dans le cadre de notre plan Vigirail, grand plan de maintenance et de rénovation programmé sur 4 ans » précise Alexandra Petit, pilote d’opérations à SNCF Réseau. « C’est la première fois qu’elle est utilisée en Pays de la Loire » ajoute Alexandra Petit.Fin 2019, SNCF Réseau aura mené, sur l’ensemble de la France, 1 600 grands chantiers de modernisation. « Chaque année, nos trois trains-usines notamment permettent de renouveler 550 kilomètres de voies sur l’ensemble du réseau », conclut Lionel Jodin.

     

    À savoir : Le renouvellement de la ligne ferroviaire Nantes-La Roche-sur-Yon n’est qu’un des chantiers de la modernisation du réseau ferré dans les Pays de la Loire conduits par SNCF Réseau.

     

     

    Source:  SNCF réseaux  / Ouest France

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