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Le mariage Siemens-Alstom menacé de sortie de route à Bruxelles

  • Le mariage Siemens-Alstom menacé de sortie de route à Bruxelles

    Le mariage Siemens-Alstom menacé de sortie de route à Bruxelles

    La Commission européenne semble prête à mettre son veto à l’opération, qu’elle juge défavorable à la concurrence. Bruno Le Maire estime que ce serait une « erreur économique » et une « faute politique ».

     

    Le rapprochement annoncé en septembre 2017 entre Alstom et la branche transport de Siemens pour donner naissance à un géant franco-allemand du ferroviaire risque fort de ne jamais avoir lieu. L’union entre les deux groupes ne peut se faire sans l’aval de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne, et au fur et à mesure que les mois passent, les réticences de la commissaire chargée du dossier, Margrethe Vestager, ou en tout cas de son équipe, sont de plus en en plus visibles. Au point que le scénario d’un veto semble désormais le plus probable.

     

    La Commission doit faire part de sa décision avant le 18 février. D’ici là, « les discussions se poursuivent, on peut encore arriver à un accord », veut croire une source au fait du dossier, qui confesse toutefois que « les signaux qui viennent en ce moment de Bruxelles ne sont pas bons. »

     

    A l’origine , Alstom et Siemens se montraient très confiants sur leur capacité à convaincre la Commission. L’opération, expliquaient-ils, consiste à créer un champion européen capable de résister à CRRC : le conglomérat chinois pèse d’ores et déjà 30 milliards d’euros de chiffres d’affaires (soit 4 fois plus qu’Alstom), et ne cache pas son ambition de conquérir la planète.

     

     

     

    La menace CRRC encore marginale en Europe
    Mais l’argument n’a pas trouvé grâce aux yeux de la DG concurrence, car la présence de CRRC en Europe reste marginale aujourd’hui. A l’inverse, Siemens et Alstom y sont très bien implantés, et leur union, dans de nombreux pays, déboucherait sur des positions dominantes sur plusieurs segments de marchés (trains à grande vitesse, signalisation…).  C’est ce qu’ont fait valoir les services de Margrethe Vestager dès juillet dernier .

     

    « La menace chinoise sur l’industrie ferroviaire européenne est bien réelle, mais la Commission a une approche qui privilégie l’intérêt du client avant tout chose », regrette un expert du secteur. « Alstom et Siemens ont échoué à convaincre Bruxelles que le marché de référence est mondial », confirme-t-on du côté du gouvernement.

     

    Source: Les Echos

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