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Fusion Alstom-Siemens : l’attente pour les sites locaux

  • Fusion Alstom-Siemens : l’attente pour les sites locaux

    Fusion Alstom-Siemens : l’attente pour les sites locaux

    Siemens et Alstom ont communiqué à Bruxelles leurs propositions de mesures compensatoires pour répondre aux critiques de la Commissaire à la Concurrence au sujet de leur projet de fusion.

     

    Juste avant les fêtes de fin d’année, Siemens et Alstom viennent de communiquer à la Commission européenne leurs propositions pour se conformer aux exigences de Bruxelles en matière de « concurrence libre et non faussée ».

     

     

    La Commission avait en effet estimé, fin octobre, que l’entité industrielle et commerciale qui naîtrait de la fusion d’Alstom et de Siemens créerait des distorsions de concurrence sur le continent européen. Le nouvel industriel ferroviaire serait, à son sens, trop gros et en situation de monopole local sur certaines spécialités, comme la signalisation ferroviaire dont il deviendrait le leader mondial. Les Anglais — qui sont encore dans l’Europe donc — s’en sont émus par la voix de la société Network Rail, en soulignant que Siemens-Alstom pèserait, en cas de fusion, 93 % du marché de la signalisation en Grande-Bretagne. Les Britanniques ne sont pas les seuls à tousser car on sait que les Espagnols, qui veulent développer leur propre industrie ferroviaire, voient aussi d’un mauvais œil cette fusion portée par le couple Macron-Merkel.

     

     

    Si Siemens-Alstom est trop gros pour la Commission européenne, il convient donc de le faire maigrir pour obtenir le feu vert de Bruxelles à la fusion. C’est tout l’objet des propositions que viennent de transmettre les deux industriels cette semaine. Ils proposent, selon un communiqué commun, des mesures compensatoires qui porteraient sur les activités de signalisation et des « produits de matériel roulant ». Ces mesures impacteraient 4 % du chiffre d’affaires de la future entité (16 milliards d’€).

     

     
    Réponse en février
    Plusieurs précisions s’imposent. Tout d’abord, la copie de Siemens et d’Alstom est définitive. Ils ne pourront pas revoir leurs propositions.

     

    Ensuite, la décision d’autorisation ou non de la fusion sera prise par la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avant le 19 février prochain.

     

    Enfin, tout cela est secret, et couvert par la nouvelle loi sur le secret des affaires même si ces décisions impactent des milliers d’emplois dans plusieurs pays.

     

    Récemment, Martial Bourquin, sénateur PS du Doubs, qui a pu, au titre d’une commission d’enquête parlementaire, lire la lettre d’intention entre Alstom et Siemens, expliquait qu’il ne pouvait pas en donner le détail en raison de la loi sur le secret des affaires. Il précisait toutefois que cet accord est purement capitalistique et ne détaille pas le projet industriel. On ignore donc quels activités ou sites seraient impactés par les mesures compensatoires (Alstom et Siemens parlent de « remèdes ») proposés par les industriels à Bruxelles, et la nature des moyens retenus (arrêts, ventes, etc.)

     

     

    Siemens et Alstom, toutefois, ne paraissent pas croire tellement en leurs « remèdes ». « Il n’y a pas de certitude que le contenu de cette proposition sera suffisant pour répondre aux préoccupations de la Commission » indique leur communiqué. En lisant entre les lignes, on comprend que le principe de la fusion est loin d’être acquis.

     

     

    Source: L’Est Républicain

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