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Essais à 200 km/h pour les futurs trains normands

  • Essais à 200 km/h pour les futurs trains normands

    Essais à 200 km/h pour les futurs trains normands

    Les essais se poursuivent pour les prochains trains Intercités Paris-Normandie à Velim en République Tchèque, ils sont testés à 200 km/h, leur vitesse maximale.

     

    Les futurs trains normands ont atteint pour la première fois les 200 km/h, leur vitesse de pointe, au beau milieu de la campagne tchèque. Ces rames de la série “Omneo”ont été acheminées depuis les ateliers de construction de Crespin dans le Nord. “Se rendre à Velim pour cette campagne d’essais des futurs trains Paris-Normandie est crucial dans le plan de développement de ce matériel.” selon les mots d’Emmanuel Cacheux, le directeur du projet pour le constructeur canadien Bombardier.

     

    Sur cette boucle de test unique en Europe, les ingénieurs sont venus valider tous les calculs du bureau d’étude : le souffle en bord des voies, la traction, le bruit au freinage, les phases de démarrage, de passage, le comportement dans les courbes.

    Le président de Bombardier France, Laurent Bouyer précise : “Ce créneau d’essai a été réservé il y a un an, tous les plus grands constructeurs mondiaux et concurrents se rendent au centre de Velim”.

     

    L’essai le plus important pour les futurs trains Paris-Normandie est le freinage d’urgence. Ce test permet d’évaluer la distance de freinage, le comportement du train, sa trajectoire et s’il ne risque pas de dérailler.

     

     

     

    Comment lutter contre les retards ?

    Au-delà de ces nouveaux équipements, les passagers des lignes Paris-Normandie souhaitent surtout des trains à l’heure. “Il faut résoudre tous les problèmes rencontrés à Paris-Saint-Lazare” affirme Jean-Philippe Dupont, directeur régional SNCF.

     

    Le choix de cette nouvelle génération d’Intercités permettra déjà par leur configuration technique d’éviter les retards. Ils seront équipés de deux motrices, une à l’avant et une autre à l’arrière, ces rames sont donc réversibles. Avant, il n’y avait qu’une locomotive. Ce dispositif permettra de réaliser « un crochet court » en gare de Paris-Saint-Lazare, c’est à dire une vingtaine de minutes d’attente avant un nouveau départ.

     

    A cela s’ajoute le nouvel atelier de maintenance prévu en 2020 à Sotteville-lès-Rouen qui permettra d’éviter aux trains normands l’obligation d’être acheminés à la maintenance de Clichy. “Actuellement, avant de repartir, les trains normands coupent quatre fois les lignes des 1400 trains d’Ile-de-France : une première fois quand ils arrivent de Normandie, puis pour aller et revenir de Clichy et enfin pour repartir de Paris. Cette situation provoque des retards et des mises à quai tardives” précise Jean-Philippe Dupont.

     

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