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Chez Alstom à La Rochelle, un accord pour patienter jusqu’au TGV du futur

  • Chez Alstom à La Rochelle, un accord pour patienter jusqu’au TGV du futur

    Chez Alstom à La Rochelle, un accord pour patienter jusqu’au TGV du futur

    Direction et syndicats sont tombés d’accord, à la fin du mois de décembre, pour limiter l’impact sur la baisse de charge que va subir le site Alstom d’Aytré près de La Rochelle. Entre la fin des TGV Euroduplex à la fin de l’année, et l’arrivée de la génération suivante en 2023.

     

    A Aytré (Charente-Maritime), près de La Rochelle, un accord a été signé fin 2018 entre la direction d’Alstom et les syndicats pour limiter les conséquence de la baisse de charge. Une chute de production attendue par le constructeur ferroviaire à partir de la fin de l’année, quand sortiront les dernières rames du TGV Euroduplex à destination de la SNCF.  La génération suivante du train à grande vitesse est déjà sur les rails, mais la production de ce “TGV du futur” ne commencera qu’en 2022.

     

    Entre les deux, deux ans sans train à construire, sachant que l’autre activité du site, le tramway, va également connaître un trou d’air. Période qu’Alstom veut gérer sans licenciement, afin de conserver les compétences nécessaires. Pas de licenciement mais certainement du chômage partiel, synonyme de pertes de salaires. Pour limiter la casse, la CFE-CGC et FO se sont résolues à signer un accord avec la direction sur trois ans. “Nous avons d’abord consulté les salariés, qui nous ont dit de signer”, assure Patrick Corlay de Force ouvrière.

     

     

    Formation, prêt de personnel et réduction de la sous-traitance
    Cet accord concerne 350 salariés, ceux qui travaillent à la production. Les bureaux d’études, majoritaires sur le site d’Aytré, n’ont aucun problème de charge de travail. Dans les ateliers donc, l’effort sera mis d’abord sur la formation : 25.000 heures supplémentaires, soit 100.000 heures en tout sur trois ans. “On a une baisse d’activité, puis une reprise forte d’activité” explique le directeur des ressources humaines, Guillaume Chatelin. “Notre objectif, c’est de garder les compétences, et même plus que ça : de profiter de cette période pour anticiper les besoins qu’on aura avec ce TGV du futur.”

     

    Au menu également, une réduction de la sous-traitance. Des missions aujourd’hui confiées à des prestataires seront rapatriées en interne. Enfin, Alstom va tout faire pour prêter du personnel. Au sein du groupe, des mobilités sont possibles sur le site de Valenciennes où l’activité déborde. Ou en externe, dans la région : des contacts ont notamment été pris avec Stelia, l’équipementier aéronautique de Rochefort.

     

     

    Pas de rapatriement de production en provenance de Pologne et d’Espagne
    Pas question en revanche de rapatrier à La Rochelle des productions réalisées par Alstom en Pologne et en Espagne.  Et notamment des tramways. “La direction centrale a dit que ça coûtait trop cher” regrette Patrick Corlay de Force ouvrière. “Ils préfèrent payer du chômage partiel que rapatrier des productions.” Les syndicats ont obtenu que ce chômage forcé soit réparti équitablement sur tous les salariés. Et puis la direction paiera la moitié des pertes de salaires, ce qui n’est pas négligeable.

     

    Ces efforts visent à éviter que l’entreprise ne perde des soudeurs, des peintres, des électriciens. Spécialités très recherchées. Et qui seront de nouveau bien utiles en 2022, quand débutera la production du TGV du futur. La SNCF a commandé cet été 100 rames à Alstom, plus 100 rames en option. De quoi garantir de l’activité à La Rochelle jusqu’en 2031.

     

    Source: France Bleue

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