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Bientôt un train à l’hydrogène dans l’Yonne

  • Bientôt un train à l’hydrogène dans l’Yonne

    Bientôt un train à l’hydrogène dans l’Yonne

    Le maire d’Auxerre, Guy Férez, l’a annoncé en conseil municipal : la ligne Auxerre/Laroche-Migennes accueillera un train à hydrogène dès 2022. Fabriqué par Alstom, ce train est voué à remplacer les vieilles locomotives diesel, trop polluantes.

     

     

    Où ?

    Sur la ligne Auxerre/Laroche-Migennes (19 km). « Les premières motrices hydrogène rouleront sur les rails entre Auxerre et Laroche en 2022, pour un usage régulier du train hydrogène à partir de 2023 », a affirmé Guy Férez, maire PS d’Auxerre, au conseil municipal du 18 décembre 2018.

     

     

    Pourquoi ?

    Pour remplacer les locomotives diesel, très polluantes, par une énergie “verte” : l’hydrogène. Sachant qu’à l’heure actuelle, la voie ferrée entre Auxerre et Laroche-Migennes (19 km) n’est pas électrifiée. Cela crée un véritable décalage sur la ligne Paris/Sens/Laroche-Migennes/Dijon qui est, elle, dotée de la traction électrique. Résultat, aux heures de pointe, une rupture de charge s’impose à Laroche-Migennes, pour transférer les passagers du train diesel (Auxerre/Laroche-Migennes) dans un train électrique (Laroche-Migennes/Paris, par exemple).

     

     

    Quand ?

    Le gouvernement souhaite qu’un train à hydrogène soit homologué en France d’ici à 2022. Ce calendrier colle donc à celui annoncé par Guy Férez, le maire d’Auxerre : premiers essais dès 2022, usage régulier en 2023. Parallèlement, la SNCF, par la voix de son patron, Guillaume Pepy, a fixé sa sortie du diesel « vers 2035 ».

     

    Et enfin, en novembre 2018, un député a remis un rapport au Premier ministre sur le « verdissement du parc ferroviaire ». Il recommande à l’État de « se concentrer » sur la filière hydrogène. La ligne Auxerre/Laroche-Migennes?? « Dans le rapport que j’ai rendu, c’est effectivement l’une des lignes susceptibles d’accueillir les premiers trains à hydrogène », confirme Benoît Simian, ancien cadre de la SNCF devenu député de Gironde (La République en marche).

     

     

    Comment ça marche ?

    Fin 2018, en Allemagne, Alstom a lancé son « Coradia iLint ». Le premier train hydrogène a commencé à circuler en Basse-Saxe. C’est dans l’usine Alstom de Salzgitter, près de Hanovre, que sont assemblés ces trains à l’hydrogène. Mais sa chaîne de traction a été conçue dans un site français d’Alstom, près de Tarbes.

     

     

    Combien ça coûte ?

    Si la SNCF, l’État et les Régions commencent à sérieusement s’intéresser à l’hydrogène, c’est aussi parce que cela revient beaucoup moins cher que l’électrification complète du réseau ferré français. Sachant que 50 % des voies ferrées françaises ne sont pas électrifiées : environ 1.000 trains diesel y roulent encore.
    Selon le député Benoît Simian, « l’achat d’un train hydrogène représente un surcoût de 20 % par rapport à un TER à traction électrique ». Plus cher?? Non. Car il ajoute : « C’est quatre fois moins cher d’investir sur ce type de matériel que d’investir sur une électrification. » En clair, le train lui-même est plus onéreux?; mais les infrastructures alentours (station-hydrogène, électrolyseurs…) valent quatre fois moins qu’une électrification.

     

     

    L’hydrogène, énergie 100 % verte ?

    Oui… et non. Oui, car le train à hydrogène ne rejette absolument aucune émission de gaz à effet de serre : il ne crache que de la vapeur d’eau. Oui, mais dans ce train, l’hydrogène est stocké, sous forme gazeuse, dans des réservoirs. Et c’est là que ça se complique. Car le constructeur, Alstom, s’approvisionnera chez des sociétés extérieures, qui fabriqueront leur hydrogène. Or pour cela, il y a deux recettes : l’hydrogène « vert »… et l’hydrogène « gris ».

     

    En Allemagne, où le train à l’hydrogène est déjà sur les rails, c’est de l’hydrogène gris qui est stocké dans les réservoirs. De la vapeur d’eau est chauffée et mélangée avec du méthane (un gaz naturel). Cela crée une fracturation hydraulique. Les atomes qui constituent le méthane (CH4) se séparent. Puis se réarrangent : en dihydrogène (H2) d’un côté?; en dioxyde de carbone (CO2) d’un autre côté. La technique n’est donc pas propre, car elle produit du CO2 et provoque des émanations de méthane : deux gaz à effet de serre…

     
    En France (où le train à l’hydrogène ne sera a priori pas en circulation avant 2022), en promettant une énergie « décarbonée », on mise sur l’hydrogène vert. La méthode?? L’électrolyse de l’eau. Soit la décomposition de l’eau à l’aide d’un courant électrique. Une technologie encore chère… qui nécessite une forte consommation électrique. Dans un pays qui a des éoliennes, certes, mais dont 75 % de l’électricité produite provient du nucléaire…

     

    Source:  L’Yonne Républicaine / Romain Blanc

     

     

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