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Une entreprise française développe l’Aérotrain, une alternative à l’Hyperloop

  • Une entreprise française développe l’Aérotrain, une alternative à l’Hyperloop

    Une entreprise française développe l’Aérotrain, une alternative à l’Hyperloop

    En pole position dans la course au train du futur, l’Hyperloop voit un concurrent français se dégager dans son rétroviseur. SpaceTrain – une pique adressée à Elon Musk et sa société SpaceX ? – avance un projet d’Aérotrain capable de se déplacer à une vitesse de 540 km/h.

     

     

    Fin des années 60, un ingénieur français du nom de Jean Bertin imaginait un véhicule qui avait le potentiel de révolutionner le monde ferroviaire : un train propulsé par un moteur d’avion se déplaçant sur un monorail en forme de T inversé, surmonté d’un coussin d’air. Cette espèce de matelas gonflable permet au train de léviter à l’aide d’une couche d’air fortement comprimée, une technique qui permet de contourner le principal problème des roues en termes de vitesses: le frottement.

     

    Ce projet, l’Aérotrain, n’est pas qu’une simple lubie sortie de la tête d’un quelconque ingénieur fantaisiste : il sera testé pour la première fois en 1966. Après plusieurs années de tests, la technologie s’affine et l’Aérotrain de Bertin pulvérise en 1974 le record du monde de vitesse sur rail lors d’un test : 430,2 km/h, soit 100 de plus que le précédent record détenu par une autre locomotive française.

     

    Dans la même période, un autre train se développe, le TGV. La concurrence est trop rude pour l’Aérotrain qui finit aux oubliettes. Pas pour tout le monde, puisqu’Emeuric Gleizes, fondateur de SpaceTrain déterre le projet avec de grandes ambitions. Sa faisabilité serait aujourd’hui plus réaliste, l’entrepreneur se présente comme un nouvel acteur du marché ferroviaire : “la technologie de l’Aérotrain et du SpaceTrain est moins coûteuse que l’Hyperloop et 2,5 fois moins cher que ce que propose le TGV“. Le coût estimé pour un kilomètre de voie tourne autour de 6 à 8 millions d’euros, contre 25 pour le TGV.

     

     

    Le train de Jean Bertin 2.0 a été quelque peu revu : un moteur à induction linéaire remplace le réacteur d’avion. “La différence principale réside donc dans la motorisation. On a des piles à combustibles qui sont sur le toit de l’appareil, avec des batteries en graphène, qui ont des capacités de stockage plus importante que des batteries en lithium“, décrit le patron de SpaceTrain.

     

    Une maquette est déjà en cours d’assemblage, avec un premier test prévu pour 2020. La société espère mettre son Aérotrain sur le marché en 2025, un calendrier serré pour l’entreprise française. Fait intéressant à noter : SpaceTrain envisage de réhabiliter une ancienne ligne d’essai de l’Aérotrain de Jean Bertin.

     

    Source: Le Soir

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