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Un deuxième tunnel de base routier au Gothard?

  • Un deuxième tunnel de base routier au Gothard?

    La bataille fait rage en Suisse sur l’opportunité ou non de prévoir dès aujourd’hui un deuxième tunnel routier au Gothard. Les tenants du non font valoir que la prochaine mise en service du tunnel ferroviaire de base du Gothard permettra de transporter chaque année 50 M.t de marchandises à travers les Alpes, soit plus de marchandises qu’il est actuellement possible de transporter par le rail et la route réunis. La route et le rail réunis absorbent aujourd’hui 38,5 millions de tonnes. Pour l’Initiative des Alpes, il est donc évident qu’il est temps de mettre en œuvre l’objectif de transfert avec détermination, le projet d’un deuxième tunnel allant dans ce cas à contre-courant.
    Chaque année plus d’un million de camions traversent les Alpes. Conformément à la loi, leur nombre devrait être réduit à 650 000. C’est ce qu’exigent les Suisses depuis 1994. Or, cette volonté n’est pas respectée, soutiennent les opposants au second tunnel, bien que le trafic de marchandises en transit par les Alpes n’utilise que 59% des capacités ferroviaires. Les capacités en sillons entre Bâle et Chiasso pour le fret ferroviaire augmenteront encore de 30% après la mise en exploitation de la NLFA (de 300 sillons par jour actuellement à 390).
    L’association économique swisscleantech recommande elle aussi un non au 2e tunnel. Son président, Nick Beglinger, souligne les arguments de son association lors de la conférence de presse de l’Initiative des Alpes: «Les évolutions technologiques et les besoins financiers pour résoudre des problèmes de trafic bien plus urgents indiquent qu’il faut miser sur l’intelligence plutôt que sur le béton.» Il a également ajouté que le développement technologique en termes de sécurité et de capacités transformerait complètement les transports d’ici à 2035 et que du point de vue de l’économie moderne, un transfert conséquent des marchandises de la route au rail se justifiait, en référence à la protection du climat entre autres. Comme, selon l’Office fédéral des routes (OFROU), il est tout à fait possible de décider de l’assainissement dans 10 ans seulement, le projet de loi actuel doit être expressément rejeté, précise Nick Beglinger.

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