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Travaux SNCF : on avance à 1km par nuit…

  • Travaux SNCF : on avance à 1km par nuit…

    1 kilomètre par nuit en moyenne pour la vitesse d’avancement, 70 km de voies refaites en totalité (2X35 km) entre Carcassonne et Castelnaudary, 110 000 tonnes de ballast neuf, 110 000 traverses remplacées, plus de 400 professionnels (dont 200 de SNCF Réseau) mobilisés tous les jours sur une longueur de 15 km, 3 bases travaux (Carcassonne, Bram, et Castelnaudary), installées depuis maintenant 15 mois, 70 millions d’euros investis sur ses fonds propres par SNCF Réseau, voilà les quelques chiffres clés qui ont été donnés aux élus des communes traversées par cet immense chantier invités à aller à la rencontre des travailleurs sur le site justement lors de la nuit la plus froide de l’hiver.

     

     

    Claudie Méjean maire de notre village, son adjoint en charge des travaux, des élus de Carcassonne, Castelnaudary et d’autres villages étaient conviés d’abord à la base travaux de Bram installée au stade des Pyrénées. Il était 22h30 et ils étaient accueillis par Pierre Boutier, Directeur territorial de SNCF Réseau pour la Région Occitanie qui expliquait que «SNCF réseau avait décidé d’investir 2,5 milliards d’euros par an de 2015 à 2020 dans le cadre du grand projet de modernisation du réseau».

     

     

    Développement durable…
    Pour la région Occitanie, c’est 1 milliard d’euros qui sera consacré à la modernisation des axes principaux, dont la liaison entre Toulouse et Nîmes et l’axe littoral. Pour la partie Castelnaudary – Carcassonne (environ 35 km), il s’agit donc de remplacer les différents constituants (rails, traverses, ballast, caténaires, équipements de signalisation). L’objectif est de garantir le niveau de performance de l’infrastructure sur laquelle circulent en moyenne 80 trains chaque jour à une vitesse de 160 km/h qui était quelque peu vieillissante.

     

    Le patron régional mettait aussi l’accent sur le développement durable… «L’approvisionnement des milliers de tonnes de matériaux a été réalisé en…. train, et nous recyclons tout du ballast (qui est criblé et lavé) aux rails dont les moins usés sont utilisés pour la rénovation de lignes secondaires comme la voie Carcassonne – Quillan , les matériaux restants étant reconditionnés par des entreprises spécialisées disait-il.

     

     
    Un train usine et des travaux “cinquantenaires”

    La présentation se terminait avec un court-métrage sur le train usine qui intervenait sur ce chantier. Le responsable sécurité passait ensuite les consignes très strictes, équipait chaque invité de chaussures, gilet, lampe frontale et casque, et c’était le départ en direction du chantier qui se trouve entre Pexiora et la caserne du 4e RE en bordure de la voie romaine. Il est un peu plus de minuit et le thermomètre affiche -7° et la plupart des équipes terminent de se mettre en place. Après avoir laissé les véhicules en bordure de la route, le guide accompagne le groupe qui chemine sur quelques centaines de mètres vers cette usine roulante de l’entreprise Transalp (dont il n’y a que trois unités en France).

     

    Ce train de plus de 500 mètres de long soulève la voie à changer, après qu’une équipe de techniciens ait scié les rails, retiré les attaches les fixant aux traverses, extrait le ballast pour le stocker à l’avant du train, écarte les vieux rails de la voie, enlève les vieilles traverses et les remplace aussitôt par des traverses neuves en béton, prend les longs rails neufs (480m) en attente le long de la voie pour les mettre en place et les fixer sur les nouvelles traverses.

     

     

     

    Tous les 50 ans..
    Une équipe spéciale réalise la soudure, le ballast neuf stocké à l’arrière du train est déversé pour stabiliser et positionner à la bonne hauteur la voie. La durée de cette opération est limitée car il faut rendre la voie à la circulation des trains à 5 h 30 (pas de possibilité de mettre en place une déviation comme c’est le cas pour les travaux sur les routes…) et les équipes de sécurité doivent faire toutes les vérifications pour les signaux, le fonctionnement des passages à niveau etc… Après une grosse heure de visite et d’explications, c’est le retour vers Bram, on aperçoit de nombreuses équipes en train de faire les travaux de finition sur les voies alors que dans la salle de réunions les chefs d’équipes parties en fin d’après-midi prennent place pour un débriefing en vue de préparer une nouvelle nuit de travaux. Un chantier d’une ampleur exceptionnelle qui devrait se terminer fin avril… et que l’on ne reverra pas d’ici une bonne cinquantaine d’années….

     

     

     

    Source: Le Dépêche

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