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SNCF : le gouvernement commande 100 TGV du futur à Alstom

  • SNCF : le gouvernement commande 100 TGV du futur à Alstom

    SNCF : le gouvernement commande 100 TGV du futur à Alstom

    Avec cette commande, l’emploi chez Alstom devrait être préservé. Pour la SNCF, ce nouveau matériel va lui permettre de se préparer à l’ouverture du marché à la concurrence.
    Bruno Le Maire, ministre de l’Economie a confirmé une énorme commande de 100 « TGV du futur » d’ici à la fin juin auprès d’Alstom. Cette commande estimée à 2,5 milliards d’euros va permettre de donner une belle bouffée d’oxygène à Alstom dont certaines usines étaient menacées depuis le rapprochement avec Siemens.

     

    Pour la SNCF, ces nouveaux trains destinés à remplacer les vieilles rames des années 1980 dont l’entrée en service est prévue en 2023 devraient être un argument de poids dans le cadre de l’ouverture du marché du ferroviaire à la concurrence. Et cela, même si la rentabilité de son activité TGV n’est plus aussi brillante que par le passé et que la politique du « tout TGV » est remise en cause.

     

     

    Ces nouveaux trains vont permettre de réduire les coûts pour la SNCF. Ils pourront embarquer 700 personnes contre 500 actuellement. Autre point non négligeable, le prix d’achat du TGV du futur sera inférieur de 20 % par rapport aux rames en circulation. Autres leviers d’économies : une réduction de 20 % de la facture en énergie et des frais de maintenance réduits de l’ordre de 30 %.

     

     

    La pérennité des sites d’Alstom préservée
    Pour les salariés d’Alstom, cette annonce politique est un soulagement. « Bien sûr que c’est une bonne nouvelle, mais on voudrait que cela soit signé pour qu’on nous dise vous allez commencer à fabriquer des TGV à telle période », a expliqué Fabrice Cotrel, représentant du syndicat FO sur le site de La Rochelle qui assemble les voitures des passagers.

     

    Même prudence sur le site de Belfort qui assemble les motrices. Les salariés de ce site s’interrogent pour savoir si l’ensemble des motrices y seront construites. « Il est important que le gouvernement donne des précisions sur le cadencement de la production des TGV. Pour maintenir l’outil industriel, il est indispensable que la production de ce TGV du futur se fasse au rythme de 10 à 12 TGV par an », a demandé Damien Meslot (LR), le maire de Belfort.

     

    En effet pour ces usines, cette commande est déterminante. Les commandes actuelles de TGV donnent de l’activité pour les salariés jusqu’en septembre 2019. « Plus l’annonce du TGV du futur est repoussée, et plus ça a d’incidence sur le trou de charge » explique Christophe Raimbault de la CFE-CGC. Et pour le moment, ce trou est déjà de deux ans.

     

     

     

    Source: Le Parisien

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