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L’ouverture de la SNCF à la concurrence signe-t-elle la fin des cheminots ?

  • L’ouverture de la SNCF à la concurrence signe-t-elle la fin des cheminots ?

    L’ouverture de la SNCF à la concurrence signe-t-elle la fin des cheminots ?

    Le rapport de Jean-Cyril Spinetta prônant l’ouverture de la SNCF à la concurrence appelle aussi à en finir avec le statut de cheminots. Mais si l’arrivée d’opérateurs privés peut être une aubaine pour les usagers, elle n’assure pas une transition aisée entre le public et le privé pour les employés du ferroviaire.

     

     

     

     

    Restée seule, jusqu’ici, célibataire endurcie, la SNCF va devoir apprendre à vivre avec les autres et se battre pour continuer à séduire ses clients car la concurrence arrive.

    Jugé explosif pour les cheminots, le rapport Spinetta, remis la semaine dernière, devait en jeter les bases. Il donne des pistes pour que l’ouverture se fasse le mieux possible. La voie est encore longue mais le train est désormais lancé.

     
    En gare de Lille Flandres, Ingrid, la cinquantaine, prend le train, tous les jours. “Pas un dit-elle, “sans un retard, quand ce n’est pas son TER qui est tout simplement supprimé.” Alors, elle, la concurrence forcément, elle n’y voit rien de choquant.

     

     

     

    Xavier Bertrand veut ouvrir à la concurrence dès cette année
    Un avis que partage grandement le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Lui a décidé de prendre clairement le parti de la concurrence.

    L’État ambitionne de rendre son ouverture obligatoire dans les régions d’ici 2023. Xavier Bertrand lui, veut aller plus vite encore, lancer le chantier dès cette année.

    Et pour Choisir le meilleur opérateur pour sa région, Xavier Bertrand va entamer un tour d’Europe pour aller voir à l’étranger comment cette concurrence est installée.

     

     

    En Grande-Bretagne, cela fait maintenant 20 ans que le transport ferroviaire a été privatisé. Alors qu’en France, depuis une décennie, l’opérateur Transdev ronge son frein. Le numéro 2 de la compagnie, Richard Dujardin, se dit “prêt” à offrir un service alternatif aux usagers.

    À prix plus avantageux ? “Certainement pas” rétorque-t-on dans les locaux de la CGT cheminots, à Lille où l’on considère l’ouverture à la concurrence comme une manne de nouveaux profits pour les entrants.

     

    Des cheminots qui pourraient se voir proposer de changer d’employeur si la SNCF venait à perdre un marché ; l’exploitation de lignes dans une région par exemple. Mais quitter le public pour le privé, c’est plus facile sur le papier qu’en pratique.

     

     

     

     

    Fin du statut de cheminot
    Tout cela pose la question du statut de cheminot. Le rapport remis au gouvernement la semaine dernière préconise de ne plus l’appliquer aux nouveaux entrants. Mais quid des autres ? Jean-Cyril Spinetta l’a dit, ce vendredi sur l’antenne de France Inter : “les cheminots doivent bien comprendre que, dans un monde qui change, les conditions dans lesquelles ils sont employés doivent aussi changer”.

     

    Les syndicats craignent le pire. Luc, aiguilleur à la gare de l’Est s’inquiète, lui, de régions où demain des opérateurs privés prendraient la place de la SNCF par endroits. S’en serait possiblement fini pour lui de la gratuité sur le réseau ,qu’il estime n’avoir pas volé après plus de 35 ans à se casser le dos sur les voies.

     

     

     

    Source: France Inter

     

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