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L’Orient-Express, bientôt de retour sur les rails

  • L’Orient-Express, bientôt de retour sur les rails

    L’Orient-Express, bientôt de retour sur les rails

    Voir renaître le célèbre train Orient-Express est l’ambition de la SNCF et du groupe hôtelier AccorHotels. Depuis deux ans et demi, une équipe spécialement créée s’active pour structurer et développer une nouvelle marque autour de ce nom. Le mythique train devrait retrouver sa voie vers 2022.

     
    Alors qu’une nouvelle adaptation du Crime de l’Orient-Express est sortie récemment au cinéma, la SNCF et le groupe français AccorHotels œuvrent, eux, à relancer la marque Orient-Express sur des rails bien réels. « Mais il faudra attendre trois ou quatre ans avant de voir renaître le train et ses palaces », nous prévient Guillaume de Saint-Lager, secrétaire général de la filiale.

     

    En octobre 2017, le leader européen de l’hôtellerie avait annoncé son entrée à 50 % au capital de la société Orient-Express, jusqu’alors propriété de la SNCF. Objectif : créer une nouvelle marque hôtelière de prestige, au rayonnement international, à destination des plus aisés.

     

     

    Depuis 2014, une petite équipe dirigée par Guillaume de Saint-Lager, issue des métiers du luxe, s’efforce de redonner son lustre à la marque Orient-Express. « À l’origine, Orient-Express n’est qu’un nom. C’est seulement en 1977 que la SNCF dépose la marque, mais elle ne l’utilise pas », précise-t-il.

     

     

    Voyages et hôtels de luxe

    Après avoir testé la notoriété du nom dans différents pays (taux de 90 % en Europe et 70 % en Russie, États-Unis et Chine) l’équipe est sûre du potentiel du projet et se lance dans le développement d’une marque référente dans le domaine du voyage de luxe. « Nous allons proposer une croisière sur rails. Les voyageurs pourront découvrir des villes européennes et asiatiques. L’idée est de relier des capitales entre elles. »

     

    Plusieurs événements ont été mis en place pour faire connaître le projet, comme des restaurants éphémères dans les wagons du célèbre train, des partenariats, des livres, des hors-série… En 2014, l’exposition « Il était une fois l’Orient-Express » à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, a rencontré un fort succès avec plus de 300 000 visiteurs.

     

    De son côté AccorHotels, premier opérateur hôtelier en France, voit le potentiel du projet dans le développement de palaces en Europe et en Asie. « Nous n’avons pas encore défini les destinations. Mais en fonction du trajet du train, la SNCF et AccorHotels ont l’ambition de construire des palaces pour accueillir les voyageurs, en conservant le même art de vivre que dans les wagons. »

     

     

     

    Une chasse au trésor

    Actuellement, la SNCF est propriétaire de sept voitures. « Nous avons dû effectuer une vraie chasse au trésor. En 1977, les voitures de l’Orient-Express ont été vendues dans des ventes aux enchères, comme celle de Monaco. Beaucoup d’entre elles sont conservées par des collectionneurs. Nous essayons de les trouver et de les racheter. »

    Côté budget, rien n’a été pour le moment défini. Guillaume de Saint-Lager le reconnaît : ils n’ont rien inventé. « Nous sommes partis de l’histoire de l’Orient-Express, construit par Georges Nagelmackers. On ne fait que reproduire et achever son œuvre.

     

     

     

    Un train de légende

    Après un voyage aux États-Unis, Georges Nagelmakers, ingénieur et entrepreneur belge, a une idée : celle de créer des trains luxueux pour une clientèle aisée. Il va réussir le pari fou d’allier longue distance, confort, élégance et raffinement. Ce pari devient en 1883 l’Orient-Express qui relie Paris à Constantinople (l’actuelle Istanbul en Turquie). Il propose ainsi aux voyageurs de traverser le continent, sans changer de train, tout en bénéficiant du confort et du repos nécessaires pour les voyages de nuit. Les voitures-lits connaissent un succès sans précédent.

    L’Orient-Express entre dans l’Histoire avec la signature de l’Armistice du 11 novembre 1918 dans le wagon-restaurant 2419D à Rethondes. Finalement, l’Orient-Express sera oublié en 1977 au profit des lignes à grande vitesse.

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