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L’Inde se met à la grande vitesse ferroviaire japonaise

  • L’Inde se met à la grande vitesse ferroviaire japonaise

    L’Inde se met à la grande vitesse ferroviaire japonaise

    Une première ligne de train à grande vitesse va être construite entre Ahmedabad et Bombay. Elle va être financée par le Japon, qui cherche à contrer l’influence chinoise dans la région.

     

     

    Il s’agit de construire la première ligne ferroviaire à grande vitesse du pays. Soit 500 kilomètres, pour relier la ville industrielle d’Ahmedabad, située dans l’État du Gujarat à Bombay, la capitale financière de l’Inde. Le tout, en trois heures et demie, contre huit heures actuellement, grâce à une vitesse de pointe pouvant atteindre 350 km/heure.

     

    Le coût du projet est estimé à 19 milliards de dollars (22 milliards d’euros) et devrait être achevé théoriquement en décembre 2023. Mais l’Inde fera « tout son possible » pour achever la ligne en août 2022, ont affirmé les autorités indiennes.

    Les risques de dérapages, notamment financiers, sont malgré tout probables, compte tenu de l’ampleur du projet, qui prévoit notamment la construction d’un tunnel de 20 km, dont 7 sous la mer.

     

     

     

    Un réseau ferroviaire vétuste
    Cette première ligne à grande vitesse s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de rénovation du réseau, promis par le gouvernement. Le réseau ferré indien est le quatrième plus important du monde en termes de longueur. C’est aussi le principal mode de transport à grande distance du pays. Mais, construit pour l’essentiel à l’époque de la domination britannique, il a grand besoin d’être modernisé.

    Quelques trains seulement atteignent les 160 km/h et plusieurs catastrophes ferroviaires ont eu lieu ces dernières années. En 2012, un rapport officiel estimait que 15 000 personnes perdaient chaque année la vie dans des accidents ferroviaires.

     

     

     

    Un rapprochement entre l’Inde et le Japon
    Les travaux ont été lancés par le premier ministre indien, Narendra Modi, et son homologue japonais, Shinzo Abe. Ce projet, basé sur la technologie du TGV japonais « Shinkansen » est présenté comme la pierre angulaire du rapprochement diplomatique entre les deux pays, afin de contrecarrer l’affermissement de la puissance chinoise en Asie.

     

    Il « marque le début d’un nouveau chapitre des relations entre l’Inde et le Japon », a déclaré le premier ministre japonais, lors de la cérémonie. Le Japon met en tout cas les moyens pour cela : il va assurer une grande partie du financement, avec un prêt de 14 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros) à un taux de 0,1 %.

     

     

    Les investissements nippons en Inde ont fortement progressé ces dernières années, au point que le Japon est devenu le troisième investisseur étranger direct dans le pays. Au cours de sa visite officielle, Shinzo Abe doit ainsi signer plusieurs accords et inaugurer un parc industriel dans cet État qui abrite déjà des usines de fabrication d’automobiles Honda et Suzuki.

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