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Le train qui ne s’arrête jamais

  • Le train qui ne s’arrête jamais

    Le train qui ne s’arrête jamais

    Faire tous ses trajets de train sans devoir s’arrêter à chaque station ? Ce concept chinois de train « qui ne s’arrête jamais » ambitionne de rendre ce désir possible.

     

     

    Il prend littéralement ses passagers au passage. Ce concept chinois de train ne s’arrêtant pas en gare, mais parvenant tout de même à faire monter ses passagers à son bord, a tout d’une de ces devinettes complètement insolubles. Pourtant, le fonctionnement de ce « train qui ne fait pas d’arrêt en gare », tel qu’il est dénommé par son concepteur Chen Jianjun.

     

     

    Une « prise en vol » économe en temps… et en énergie
    Les passagers attendent sur une plateforme en hauteur, placée au-dessus du train prêt à faire son entrée en gare. Ils pénètrent alors dans un compartiment placé contre le quai, et attendent que celui-ci s’ « accroche » au train qui passe en dessous. Dans le même temps, un autre compartiment situé sur le train se décroche contre le quai, permettant aux passagers parvenus à destination de descendre. Il suffirait simplement à ceux-ci de monter du train au compartiment, avant de descendre sur le quai.

     

    Le but justifiant une telle innovation est double, selon les concepteurs du projet : faire gagner du temps de trajet à chaque passager et… économiser l’énergie consommée pour freiner et redémarrer le train à chaque arrêt.

     

     

    Du rêve à la réalité
    Dans l’Eldorado des trains que constitue la Chine, qui est parvenue dans la dernière décennie à relier presque toutes ses grandes villes entre elles par des trains à grande vitesse et compte même être reliée aux États-Unis par le rail et un tunnel sous-marin, un tel projet n’est pas étonnant.

    Cependant aucune trace de réalisation concrète de ce projet n’existe encore.

    Peut-être parce que ce n’est pas forcément un problème urgent d’attendre quelques minutes de plus à chaque station… sauf peut-être si on prend l’exemple, comme le font les concepteurs du projet, le trajet entre Beijing et Guanzhou – le plus long du monde – comportant 30 stations pour 5 minutes d’arrêt à chaque arrêt. Le temps gagné serait alors tout de même de 2 heures et 30 minutes !

     

    Peut-être tout simplement parce que l’idée ne sera pas réalisable avant encore quelques années.

    De quoi la laisser germer dans les esprits, et passer du statut de petite astuce pratique à celui d’innovation indispensable au monde des transports ferroviaires

     

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