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Le monorail, la technologie « la plus avantageuse de la planète »

  • Le monorail, la technologie « la plus avantageuse de la planète »

    Le monorail, la technologie « la plus avantageuse de la planète »

    Le physicien Pierre Langlois, qui est consultant en mobilité durable, croit dur comme fer que le monorail est le meilleur moyen de faciliter les déplacements entre Montréal et Québec.

     

     

     

    Il le décrit comme « un autobus qui est à 10 mètres dans les airs, qui va à 250 km/h, sur des rails spéciaux qui sont positionnés au milieu de l’autoroute ». Le monorail est déjà utilisé ailleurs dans le monde, mais pas la version québécoise, qui est beaucoup plus rapide que ce qui existe déjà.

     

     

    Selon Pierre Langlois, cette technologie est beaucoup plus avantageuse que le train grande vitesse (TGV). Comme le monorail passe au-dessus des autoroutes, nul besoin de construire de nouveaux viaducs. Il ne nécessite pas d’expropriation non plus. Et, contrairement au TGV, qui est très lourd, le monorail n’a pas besoin de gros ponts pour enjamber les cours d’eau. « Donc, on économise tous ces coûts-là de travail au sol, de construction de viaducs et de ponts, d’expropriation, et c’est pour ça que c’est trois fois moins cher qu’un TGV », résume-t-il.

     

     

    L’autre grand avantage du monorail pour Pierre Langlois est qu’il atteint sa vitesse maximale plus rapidement que le TGV : « On peut accélérer à 250 km/h en 30 secondes. Un TGV, ça peut prendre huit minutes avant qu’il atteigne sa vitesse maximale. Donc, s’il arrête entre deux grandes villes, il perd son avantage. » Le monorail, lui, peut desservir des villes situées entre Québec et Montréal sans perdre trop de temps.

     

     

    Le physicien est convaincu qu’un monorail entre les deux plus grandes villes du Québec réduirait considérablement le nombre de voitures sur les routes. « À partir du moment où l’on a un réseau intéressant, qui dessert les petites villes, il y a beaucoup de gens qui vont décider d’abandonner leur voiture », croit-il.

     

     

    Au lieu d’acheter des voitures à l’extérieur du Québec, on va acheter un monorail du Québec, de l’électricité du Québec, et on va le vendre en plus à l’extérieur. C’est gagnant-gagnant-gagnant pour l’économie.

     

     

    Selon Pierre Langlois, la prochaine étape pour implanter cette technologie est de fabriquer un monorail et de le tester sur cinq kilomètres, un banc d’essai qui coûterait de 250 à 300 millions de dollars.

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