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Le groupe Bombardier va supprimer 7 000 emplois dans le monde

  • Le groupe Bombardier va supprimer 7 000 emplois dans le monde

    On connaissait déjà la situation difficile dans laquelle se trouve le groupe canadien Bombardier. Après l’annonce des résultats financiers pour l’exercice 2015 et alors que l’ensemble de l’encadrement du groupe fait l’objet, depuis quelques mois, d’une restructuration à marche forcée, voici que le groupe annonce la suppression de 7 000 postes dans le monde dont 3 800 postes dans l’activité aéronautique et 3 200 dans celle du ferroviaire, les deux principaux pôles de production de l’entreprise. Bombardier parle d’un “plan d’optimisation de ses effectifs”. C’est au Canada que les coupes franches seront les plus importantes avec 2 830 emplois perdus dont 2 400 au Québec. Le Canada qui vient pourtant de confirmer une commande portant sur 45 appareils C Series d’un montant de 3,4 milliards € alors même que c’est précisément la production de cet avion plus celle du Learjet 85 et du CRJ1000 qui sont à l’origine des problèmes financiers que rencontre le groupe canadien depuis plusieurs mois.
    Côté aéronautique, précisément, sur les 3 800 personnes licenciées, 2 500 le seront dans les services d’aérostructures et les services d’ingénierie, 500 dans les avions d’affaires et 800 dans l’ingénierie et le développement de produits dans l’aéronautique. Bombardier a clôturé l’exercice 2015 avec une perte de 4,8 milliards € pour un chiffre d’affaires global de 16,4 milliards €, dont 4,2 milliards € du fait de la baisse des commandes de ces trois types d’avion.
    Contre toute attente, le secteur ferroviaire va également subir une réduction drastique de ses effectifs puisqu’il est question de 3 200 licenciements. L’Allemagne paiera le plus lourd tribut avec 1 430 licenciements. Dans le reste de l’Europe, 600 autres postes seront supprimés. Au Royaume-Uni, 270 postes vont disparaître sur les sites de Derby, Ilford et Crewe. Pour ce qui concerne la France, Laurent Bouyer, le tout nouveau président de Bombardier Transport France, a écarté catégoriquement tout licenciement sec. Les syndicats du site de Valenciennes espèrent que le plan de charge de la filiale française, bien que sujette aux aléas des commandes de la SNCF, de la RATP et des Régions, échappera au couperet qui semble peser sur les autres sites de production européens. Pour l’heure, aucune précision n’a été fournie par Bombardier quant à la répartition des licenciements dans la branche ferroviaire.

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