fren

La SNCF va tester des trains autonomes pilotés à distance

  • La SNCF va tester des trains autonomes pilotés à distance

    L’entreprise ferroviaire travaille sur un projet d’automatisation de ses trains. Un TER autonome, géré à distance, sera testé dès 2019.

     

    Bientôt des trains entièrement autonomes ? La SNCF souhaiterait intégrer davantage de technologie dans son fonctionnement et planche depuis octobre dernier sur un prototype de train télécommandé, rapporte Le Parisien. En partenariat avec le Cnes (Centre national d’études spatiales), l’entreprise testera dès 2019 un train téléguidé. Une rame-test est déjà en circulation sur la ligne qui relie Toulouse à Rodez.

     

     

    Ce train du futur fonctionnera, dans un premier temps, sur de courtes distances, comme un retour au dépôt lors d’une absence de conducteur. La locomotive disposera d’une caméra et l’ensemble du train sera bardé de capteurs afin qu’un agent puisse le gérer à distance. Le réseau, lui, sera contrôlé par satellite, grâce à l’aide du Cnes. « Aujourd’hui, nous localisons les trains au kilomètre près, explique Luc Laroche, patron du projet, au Parisien. Demain, grâce au satellite, la précision sera de quelques centimètres. »

     

     

    Gestion automatisée dès 2021
    Les TGV ne sont, pour l’instant, pas concernés par cette nouveauté, même si la SNCF avoue songer à un tel projet. La gestion automatisée sera lancée à partir de 2021 sur des lignes de fret, pour certaines manœuvres, et sur de courtes distances pour certaines lignes de TER. Les voyageurs seront directement concernés en 2022 avec le prolongement de la ligne E du RER : le trajet entre la gare de Nanterre (Hauts-de-Seine) et la gare Rosa Parks, dans le nord de Paris, sera semi-automatique. Si les tests sont concluants, la mise en service est prévue pour 2025.

     

    Avec cette automatisation des rames, la SNCF espère pouvoir réguler plus facilement son réseau : augmentation des trains sur une ligne, meilleure ponctualité et diminution des accidents. Mais l’entreprise se veut rassurante et précise qu’un conducteur restera toujours à bord, pour reprendre la main en cas de besoin.

     

     

    Source: Le Point

Retour