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La SNCF a 80 ans cette année et 40 milliards d’euros de dette

  • La SNCF a 80 ans cette année et 40 milliards d’euros de dette

    La SNCF a 80 ans cette année et 40 milliards d’euros de dette

    De la locomotive vapeur à la LGV Paris-Bordeaux, la SNCF a 80 ans cette année et toujours un gros problème de dette. Retour sur l’histoire de cette entreprise publique qui a accompagné la transformation de la société.

     

     

    En 1937, l’Etat décide de créer la société nationale des chemins de fer français pour sauver le chemin de fer. Alors exploité par des compagnies privées depuis un siècle, ces dernières sont au bord de la faillite n’ayant pas réussi à trouver le moyen d’être rentables.

     

     
    Des heures sombres
    La SNCF est à peine créée que deux ans plus tard la seconde guerre mondiale éclate. Des heures sombres pour la SNCF, réquisitionnée par l’occupant, les Allemands, et sommée de collaborer par Vichy. 74 trains de la mort transportent 76 000 juifs vers les camps d’extermination. Certains cheminots résistent, d’autres collaborent, d’autres subissent. Ce n’est que 70 ans plus tard que la SNCF reconnaîtra son rôle dans la déportation.

    Après la guerre, une deuxième vie commence pour la SNCF, car tout est à reconstruire. Les cheminots vont travailler dur, pour réparer les voix, et les locomotives qui vivent leurs dernières heures. Place maintenant aux trains à traction électrique et à la concurrence. Les trente glorieuses marquent le triomphe de l’automobile et de l’autoroute. Puis, l’aérien.

     

     

     

    Premier TGV Paris-Lyon en 81
    Le chemin de fer, lui, n’est toujours pas rentable. Le déclin commence jusqu’à l’arrivée du TGV en 1981 avec la ligne Paris-Lyon. Les années 80 marquent le retour en grâce de la SNCF. La société est nationalisée totalement, jusque-là l’Etat était actionnaire majoritaire. Les services se modernisent : wagons bar, climatisation, guichets automatiques en gare… et les campagnes de pub prennent un coup de jeune. Dans les années 90, le TGV se développe partout, jusqu’à l’Eurostar et le Thalys.

     

     

    Mais après l’euphorie, voilà l’addition : 30 milliards de dette en 1995. L’Etat décide de scinder les activités de la SNCF en deux, avec d’un côté le réseau, son entretien et sa dette désormais entre les mains de Réseau ferré de France, de l’autre côté, l’exploitation conservée par la SNCF qui paye maintenant un péage à RFF pour faire circuler ses trains. Mais en 2014, l’Etat décide de réunir les deux activités au sein de la SNCF qui continue de creuser sa dette : plus de 40 milliards d’euros aujourd’hui.

     

     

     

    Quel avenir pour la SNCF ?
    La SNCF doit maintenant faire face à des défis importants. Il faut s’attaquer aux infrastructures vieillissantes, et s’armer face à la concurrence. La SNCF doit en effet ouvrir ses lignes TGV à la concurrence en 2020. Elle mise sur le confort, avec ses nouveaux trains inOui, et son offre low-cost Ouigo à développer.

     

     

    Elle cherche également à aller toujours plus vite avec les LGV Paris-Rennes, et Paris-Bordeaux. Problème : ces lignes inaugurées en grande pompe en 2017 s’annoncent déjà déficitaires.

     

     

     

    Source: France Bleue

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