fren

La Prima H4 : un condensé d’intelligence

  • La Prima H4 : un condensé d’intelligence

    La Prima H4 : un condensé d’intelligence

    La nouvelle locomotive Alstom permettra au conducteur de se connecter avec son train depuis son smartphone.

     

     

    L’équipe d’ingénierie de Belfort, qui regroupe une centaine de personnes, a l’habitude de s’adapter aux besoins et aux contraintes de chaque contrat (avec ou sans transfert de technologie) en tenant compte des normes, du gabarit, de l’écartement des voies ou du climat des pays concernés. C’est le cas pour les marchés ouverts au Kazakhstan, en Azerbaïdjan ou en Inde récemment, pour des modèles de locomotives de la gamme Prima comme la M4 (pour multi-purpose à quatre essieux, mêlant fret léger et transport passagers) ou la T8 (pour traction huit essieux destinée au fret de forte puissance). L’équipe belfortaine travaille aussi sur le TGV, l’Euroduplex français ou l’Avelia Liberty pour l’américain Amtrak. Cette longue expérience bénéficie à la Prima H4 (pour hybride quatre essieux).

     

    Pour Thierry Tournier, directeur de l’ingénierie, et Yves Wolffhugel, responsable de l’équipe fiabilité, ce nouveau modèle, qui va être étrenné en Suisse, est un condensé d’intelligence : « La locomotive Prima H4 est prédisposée pour permettre au conducteur de se connecter avec son train depuis son smartphone, où qu’il soit. Elle est également équipée pour pouvoir accueillir dans un futur proche les fonctions inhérentes à la conduite automatisée. »

     

     

     

    Des performances qui permettent une utilisation multiple, comme l’explique Nicolas Lacote, responsable technique du projet : « Pour des travaux de chantier, de triage, de ballastage ou sous tunnel, la Prima H4 peut être télécommandée à petite vitesse depuis un PC, avec un conducteur à bord ou effectuant des opérations juste à côté, en fonction de la réglementation en vigueur ». Autre point fort : la « loco du futur » dispose de huit caméras.

     

    Pour Nicolas Michaux, responsable de l’informatique embarquée, tout est scrupuleusement validé : « Nous passons au crible toutes les réactions potentielles de la loco sur notre banc de test. C’est un petit boîtier électronique bleu qui est le cerveau des opérations de la loco. Nous y avons intégré 40 % de nouveautés pour la Prima H4. » La mission de Christophe Raulet, responsable au bureau d’études, est tout aussi exigeante : « Nous effectuons des crash-tests numériques avec les experts sécurité passive du site Alstom de Reichshoffen et en situation réelle avec des laboratoires spécialisés. Pour les essais thermiques, nous allons utiliser la chambre climatique de la SBB. Des essais acoustiques seront aussi réalisés. » On ne peut pas être mieux entraîné.

     

     

     

    Source: L’Est Républicain

     

     

Retour