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La future commande de 80 TGV destinés aux TCDD mobilise l’industrie mondiale

  • La future commande de 80 TGV destinés aux TCDD mobilise l’industrie mondiale

    Tous les constructeurs internationaux à même de produire des trains à grande vitesse se préparent pour répondre au futur appel d’offres que s’apprêtent à lancer les chemins de fer turcs, les TCDD, vers la mi-2016 pour la fourniture de 80 TGV d’une valeur estimée entre 5 et 6 milliards USD. Le ministre des Transports a annoncé qu’au moins 53% du contrat devraient être réalisés en Turquie en partenariat avec des entreprises locales. Il n’est donc pas étonnant que les grands noms de l’industrie ferroviaire aient débuté les grandes maœuvres pour passer des accords industriels avec des acteurs locaux.
    Le constructeur espagnol CAF qui a été le premier groupe à fournir à la Turquie 12 rames à grande vitesse qui circulent entre Istanbul et Ankara (sans parler des nombreux trams en exploitation dans diverses villes) n’a jusqu’ici annoncé aucun investissement particulier ni partenariat.
    Le groupe allemand Siemens dont sept rames Velaro circuleront d’ici la fin de l’année sur le réseau des TCDD (+10 autres pour un autre contrat en cours d’évaluation) ne devrait pas passer d’accord local puisque le constructeur possède depuis fort longtemps sa propre société en Turquie.
    Hyundai Rotem devrait répondre à l’appel d’offres, d’autant que le sud-coréen possède une filiale locale, Hyundai Eurotem, à Adapazari. Le constructeur a déjà fourni les rames qui circulent dans le tunnel ferroviaire de Marmaray et a récemment remporté le contrat pour les nouveaux tramways d’Izmir et celui des métros d’Istanbul.
    Talgo, l’autre constructeur espagnol, vient d’annoncer avoir passé un accord avec Tumosan, un motoriste turc.
    Bombardier, le leader mondial dans le domaine ferroviaire, a déclaré que si l’entreprise remportait un appel d’offres relatif à ces trains à grande vitesse, il procéderait sans aucun doute à un transfert de technologie pour une part équivalent à 100 M.USD. Son partenaire local serait alors Bozankaya.
    Alstom, le constructeur français, vient de choisir Istanbul comme siège régional de ses activités au Moyen-Orient et en Afrique. Plusieurs types de matériels roulants circulent déjà dans le pays. L’entreprise travaille d’ailleurs déjà en partenariat avec Durmazlar pour la production de trams et de métros légers.
    L’italien Ansaldobreda avait annoncé dès 2009 son intention de trouver un partenaire local pour certaines productions. Depuis, le projet n’a jamais pris corps. Toutefois, Hitachi devrait très certainement participer à cet appel d’offres, notamment du fait que c’est désormais le japonais Hitachi qui a pris le contrôle du groupe.
    Enfin, la Chine via CSR, déjà présente en Turquie dans le secteur des systèmes de transports urbains, bien qu’elle n’ait pas officiellement fait part de ses intentions, ne restera pas à l’écart de cet appel d’offres, d’autant que sa politique de présence à l’international ne connaît pas de limite et qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas beaucoup de pays à même de se lancer dans la grande vitesse ferroviaire, comme le fait la Turquie.

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