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La digitalisation dans le secteur ferroviaire

  • La digitalisation dans le secteur ferroviaire

    La digitalisation dans le secteur ferroviaire

    Les articles de presse économique se sont multipliés à propos de l’impact de la révolution digitale et de l’avènement de l’industrie 4.0. Tous les secteurs sont bouleversés par l’irruption du digital. Pas un n’échappe à l’ubérisation. Il n’y a pas de raison que l’industrie ferroviaire ne soit pas, elle aussi touchée par la digitalisation Mais qu’entend-on précisément par digitalisation dans le secteur ferroviaire ?

    Bien plus que les billets électroniques et le WIFI à bord des trains
    Nous avons la conviction que la digitalisation du ferroviaire dépasse très largement le cas des passagers, mais affecte fondamentalement la dimension industrielle, pour l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur :

     

    -les entreprises ferroviaires (opérateurs de transport de passagers et de fret),
    -les gestionnaires d’infrastructures,
    -les constructeurs de matériels roulants
    -les fournisseurs d’équipements ferroviaires,
    -les ECM (entités en charge de la maintenance)
    -les entités publiques (organismes de régulation, autorités organisatrices des transports, etc.).

     

     

    Quelles sont les technologies concernées ?
    La transformation digitale s’appuie essentiellement sur l’usage des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) afin de recueillir, transférer, traiter les données et fournir un réseau de communication pour tous les utilisateurs du ferroviaire. Ces technologies digitales dans l’industrie ferroviaire comprennent principalement :

    des capteurs pour les matériels roulants : surveillance de l’usage (température, lumière, utilisation des sièges, remplissage, entrées et sorties, etc.), surveillance de l’état du matériel roulant ou des équipements composant les matériels roulants, surveillance des conditions d’utilisation (ouverture des portes, charge par essieu, vitesse, température des roulements, vibrations, etc.), surveillance des conditions extérieures (météo, température, etc.), moyens de localisation (GPS, accéléromètres, etc.)

     

    des capteurs pour les infrastructures : vérification de l’usage et de l’état (position des aiguilles, nombre de trains ayant passé un point, etc.), conditions extérieures (météo, température, etc.),
    de la surveillance embarquée et au sol par caméra vidéo,

     
    des systèmes d’affichage et de communication de l’information (son, écrans, etc.),

     
    des processeurs embarqués de traitement des données,

     
    des outils de diffusion des données à l’intérieur des trains, dans les gares ou au cœur des infrastructures (points d’accès WIFI, réseaux sans fil pour connecter les capteurs et les panneaux d’affichage) et des hubs de données pour la transmission des données à haute vitesse,

     
    des appareils mobiles (tablettes et smartphones, standards ou durcis),

     
    de l’impression 3D pour la production de pièces de rechange,

     
    des outils de gestion documentaire, etc.

     
    Ces outils génèrent ainsi une quantité importante de données dynamiques et permettent la communication entre des objets équipés de capteurs (Internet des objets). En outre, la comparaison entre des données statiques (ex. horaires des trains) ou des données cibles/de contrôle (ex. température des boites de roulement / axes) et les données temps réel en provenance de l’exploitation permet de créer de la valeur : par exemple, alerter avant qu’une anomalie se produise ou qu’un matériel roulant devienne défectueux. On parle ici de maintenance prédictive appliquée aux matériels roulants

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