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Inov fabrique des prototypes ferroviaires

  • Inov fabrique des prototypes ferroviaires

    Inov fabrique des prototypes ferroviaires

    À Villers-le-Bouillet, Inov est une des rares sociétés au monde à fabriquer des maquettes 3D et grandeur nature dans le secteur ferroviaire. Elle a déjà concrétisé des rames de train et de tram pour la Suède, Singapour ou le Qatar

     

     

     

    Lancer une nouvelle ligne de tram ou de train, c’est un sacré investissement, qui se chiffre en million d’euros. Il s’agit donc de ne pas se planter… Voilà pourquoi les sociétés ferroviaires passent d’abord par un prototype 3D grandeur nature de leur rame et voiture… Dans le monde, quatre ou cinq sociétés seulement ont acquis cette expertise et ce savoir-faire… Parmi elles, la société Inov, lancée en 1987 et installée depuis dix ans à Villers-le-Bouillet. «95% de notre production est exportée, explique le fondateur et designer, Jacques Tilman. On a travaillé pour EVS, la Région wallonne, IP Trade, la SNCB. C’est là qu’on a senti que le marché ferroviaire était porteur et on s’est spécialisé dans ce secteur.»

     

     

    Réaliser un prototype permet de «visualiser» le produit avec les matériaux réels, avant de valider la commande. «Les lunettes et plans 3D ne permettent pas de tester tous les aspects d’une rame. Ici, le client peut véritablement entrer dans la rame, évaluer l’ergonomie, le confort, les distances, les couleurs, l’adhérence, les tissus…» La société de design industriel a déjà de fameuses références: tram de Bruxelles, Eurostar, TGV de Suède, tram de Nice, RER de Stockholm, métro de Riyad (Arabie Saoudite), tram de Lusail (Qatar), métro de Singapour… «Chaque commande est un défi technique, technologique et de design qui prend environ six mois. Tout est construit et assemblé dans nos ateliers de Villers-le-Bouillet.»

     

     

     

    Par projet, 50 à 60 sous-traitants
    Inov emploie neuf designers et techniciens chargés de construire les maquettes, suivant un planning complexe impliquant de nombreux fournisseurs différents… «Pour un seul projet, on traite avec 50-60 sous-traitants très spécifiques qui nous fournissent les matériaux et pièces sur-mesure, sur base du cahier des charges du constructeur, qu’on suit à la lettre, indique Jacques Tilman. On s’est fait un énorme carnet d’adresses de la petite société belge à la grosse multinationale. C’est notre force, notre atout. Les poignées sont par exemple fabriquées en Chine mais le pare-brise est réalisé par un artisan flamand.» Outre le ferroviaire, la société de design industriel travaille aussi pour d’autres secteurs. Elle a réalisé la maquette d’un simulateur de vol pour l’Arabie Saoudite ou encore le prototype des machines nettoyeuses Glutton (fabriquées à Andenne).

     

     

     

    Le train du futur, à écran virtuel

    Dernier chantier tout récent pour Inov, le tram de Nice dont la mise en service est prévue pour juillet 2018. «Les deux rames prototypes qui font 12m de long et un poids de 13 tonnes ont été validées par les ingénieurs, qui sont venus sur place. Elles ont été exposées à Nice et se trouvent aujourd’hui à New York.» La prochaine commande vise trois voitures pour le futur tram de Lusail au Qatar. Inov est aussi sur le coup d’un projet de train tout à fait spécial, doté d’un… écran virtuel.

     

    Le train du futur… «Cela existe déjà pour les avions, explique Jacques Tilman. Les hublots, source de souci technique dans les avions, sont remplacés par toute une bande d’écran virtuel qui retransmet le paysage extérieur, filmé en temps réel. Ce train du futur, prévu pour dans trois ans, remplace lui aussi ses vitres par cet écran virtuel.» Dans les projets atypiques, Inov a aussi travaillé pour la maquette d’un train trans-africain touristique de luxe qui dispose d’un bar, d’une suite, d’un restaurant…

     

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