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Incident d’exploitation, malaise voyageur… Tout comprendre au jargon de la SNCF et de la RATP

  • Incident d’exploitation, malaise voyageur… Tout comprendre au jargon de la SNCF et de la RATP

    Incident d’exploitation, malaise voyageur… Tout comprendre au jargon de la SNCF et de la RATP

    Série d’incidents dans les gares, lignes de métro bondées… Les deux entreprises usent souvent d’un vocabulaire confus pour communiquer auprès des usagers. Nous avons décrypté pour vous les formulations les plus courantes.

     

     
    Si vous êtes utilisateur régulier du transport public, vous avez forcément entendu au moins une fois ce genre d’annonce : “Le trafic est perturbé sur la ligne A en direction de Marne-la-Vallée en raison d’une panne de signalisation.” Gérés à la fois par la SNCF et la RATP, les RER sont souvent victimes d’incidents en tout genre. Une situation que connait également le métro parisien, géré uniquement par la RATP.

     

    Pour se justifier auprès des voyageurs, les deux entreprises usent d’un jargon souvent obscur. Ainsi, vous-êtes vous déjà demandés ce qui se cachait derrière les termes “difficultés de circulation” ou “retard dans la préparation”, utilisés pour justifier le manque de ponctualité de vos trains ? Derrière ces formulations génériques se cache en réalité une hiérarchisation précise des problèmes de circulation que nous avons éclairci auprès des deux entreprises (SNCF et RATP).

     

     

    “Colis suspect” ou “bagage abandonné“
    Cette annonce est diffusée lorsqu’un sac, une valise ou un colis sont déclarés abandonnés. Toute personne est habilitée à signaler ces anomalies : voyageurs, agents de station ou conducteurs. La police arrive alors sur les lieux – la RATP se plaçant sous son autorité -, ordonne l’interruption du trafic et entame la procédure de “levée de doute”. A l’aide de chiens renifleurs, et de démineurs si besoin, elle sécurise les lieux. Une fois le doute levé, la police autorise la reprise du trafic.

     

     

    “Panne de signalisation”
    Lorsqu’une anomalie est détectée par le gestionnaire de circulation – vol de câbles, dégradation d’un rail ou encore défaillance dans le système électrique -, ce dernier allume un feu rouge double pour signaler au conducteur qu’il a l’obligation de s’arrêter immédiatement. Il ne pourra le franchir qu’après autorisation des gestionnaires. C’est à ce moment que la SNCF et la RATP vous signalent qu’une “panne de signalisation” perturbe ou suspend la circulation. Le conducteur rentre alors en contact avec les gestionnaires pour connaître l’origine de la perturbation. La circulation est très ralentie, car le franchissement des signaux se fait train après train.

     

     

    “Incident d’exploitation“
    Ce genre de perturbation peut provenir à la fois des infrastructures (problèmes d’aiguillage) et d’éléments extérieurs (signal d’alarme ou personnes sur les voies).

     

     

    ” Incident voyageur “ ou “malaise voyageur”
    Un voyageur est considéré comme malade s’il est victime de problèmes cardiaques, d’évanouissements ou plus simplement de coups de chaud. Le train s’arrête parce que le conducteur a l’obligation de se rendre au chevet du malade. Dès lors, la question qui se pose est de savoir si le voyageur peut descendre seul sur le quai. Si tel est le cas, les agents restent à ses côtés en attendant l’arrivée des secours (pompiers et Samu). Mais si le malaise est trop important et que le voyageur ne peut s’extraire seul du wagon, l’attente est prolongée car les agents n’ont pas le droit d’aider le voyageur à se déplacer. Seuls les secours y sont habilités.

     

     

    “Accident grave de voyageur”
    On vous arrête tout de suite, un “accident grave de voyageur” n’est pas forcément un suicide comme on pourrait le croire. L’expression désigne des cas assez variés comme une chute sur les rails ou bien encore…un membre coincé entre le quai et le métro.

     

     

    “Retard dans la préparation”
    Cas moins fréquent, mais que l’on peut entendre de temps en temps, le “retard dans la préparation”, tout comme les “difficultés d’acheminement du matériel”, signifient concrètement qu’il manque un élément au bon déroulement du voyage. Cela peut être “une rame, un sillon, parfois un contrôleur”, comme l’explique la SNCF. “Tant que tout n’est pas réuni au sein du train, celui-ci ne peut partir car il ne respecte pas les conditions de départ”, explique l’entreprise.

     

     

    « En raison d’incidents divers »
    Si vous entendez cette formule, c’est que la situation est critique. Comme la dénomination l’indique, il s’agit d’une accumulation d’incidents. Si à 7h du matin, une porte se coince, et qu’à 7h30 un voyageur sur la même ligne est déclaré malade, alors la RATP vous annoncera “qu’en raison d’incident divers”, le trafic est perturbé, voire arrêté.

     

     

    “Des difficultés de circulation”
    Il est difficile de formuler une justification plus générique que celle-ci. “Les difficultés de circulation” peuvent simplement être dues à la règle de l’espacement entre les trains, à l’image de ce que qui se pratique sur les autoroutes pour les voitures. La SNCF l’explique d’ailleurs très clairement sur un de ses blogs : “Lorsqu’un train est en retard, cela impacte les autres trains par effet domino.” Conséquence directe : la création d’un embouteillage qui vous fait perdre du temps.

     

     

     

    Source: Capital

     

     

     

     

     

     

     

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