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Hyperloop One a sa piste d’essais et 11 lignes en tête

  • Hyperloop One a sa piste d’essais et 11 lignes en tête

    Hyperloop One a sa piste d’essais et 11 lignes en tête

    Techniquement, les briques du projet Hyperloop s’empilent une à une, laissant espérer une mise en œuvre assez rapide de ce moyen de transport qui promet de révolutionner les déplacements terrestres. À condition que la sphère publique accepte, à terme, d’aider au financement des lignes.

     

     

    Initié sous la houlette d’Elon Musk, le projet Hyperloop poursuit désormais son développement au sein de quelques startups, dont Hyperloop One qui est clairement la plus en vue. C’est d’ailleurs celle qui avance le plus vite dans ses travaux. Pour preuve, elle vient de terminer la construction d’une piste d’essais de 500 mètres de long dans le Nevada. Il s’agit d’une vraie piste à l’échelle, dont l’objectif est d’être fonctionnelle à terme et capable de transporter de vrais passagers.

     

    Grâce à cette piste d’essais, Hyperloop One va être en mesure de poursuivre ses développements concernant sa technologie mag-lev, la lévitation des wagons étant au cœur du fonctionnement des navettes Hyperloop qui, sans friction, seront propulsées “sous vide” à très hautes vitesses.

     

    Ce n’est pas la seule annonce faite par Hyperloop One qui a présenté quelles seront potentiellement ses 11 premières lignes à voir le jour à travers les États-Unis. A l’occasion d’un événement organisé à Washington D.C., Hyperloop One a par exemple dévoilé un projet de ligne reliant Reno à Las Vegas en 42 minutes, Chicago à Columbus en 29 minutes ou encore Denver à Boulder en 5 minutes. Les autres lignes prévues relieraient New York à Washington DC, Portland à Seattle, Columbus à Pittsburgh, Kansas City à Columbia, Dallas à Austin, Miami à Orlando et Los Angeles à San Diego.

     

    Autant de lignes à très haute vitesse qui pourraient avoir un énorme impact économique. Hyperloop One met tout en haut de son argumentaire l’intérêt de tels moyens de transport pour les “commuters” qui perdent chaque jour des heures dans les transports et les bouchons. Hyperloop devrait en effet permettre à certains salariés d’habiter plus loin de centres qui, s’ils condensent l’activité économique des villes, sont trop onéreux au mètre carré et n’ont plus vocation selon elle à « empiler les gens ». De même, réduire à ce point le temps de transport séparant des points névralgiques de l’économie américaine ne pourra avoir qu’un effet bénéfique.

    D’abord les gens, les marchandises ensuite ?

    On remarque d’ailleurs que l’intérêt d’Hyperloop One pour le fret n’a au cours de cet événement été évoqué que comme un point secondaire, alors que le transport de marchandises a toujours été présenté comme primordial d’un point de vue économique par la société dans ses précédentes présentations.

     

    Outre les prochaines étapes techniques du développement d’une solution Hyperloop à même d’être viable et commercialisée, l’avenir de cette technologie passera aussi et surtout par la capacité des autorités publiques à accompagner de leurs financements la construction des lignes. C’est d’ailleurs sans doute le plus grand défi qui s’annonce pour Hyperloop, car une société comme Hyperloop One a beau être largement financée par des fonds privés, elle n’a bien sûr pas les moyens d’assurer en fonds propres la construction de lignes Hyperloop complètes à travers tous les États-Unis.

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