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Grands projets : l’Etat va appuyer sur le frein

  • Grands projets : l’Etat va appuyer sur le frein

    Grands projets : l’Etat va appuyer sur le frein

    Désormais, la priorité va être donnée aux transports du quotidien. Les grands chantiers d’infrastructures de transport sont relégués au deuxième plan.

     

    Le gouvernement attend les Assises de la mobilité à la rentrée pour fixer les nouvelles priorités en matière de transports à l’horizon 2030. La ministre a commandé un audit sur l’état des routes, des voies ferrées et du réseau fluvial qui risque d’être alarmant à cause du manque d’investissements depuis des décennies.

    Une loi d’orientation sera présentée au premier semestre 2018 avec une programmation sur cinq ans des projets et des financements. « Nous devons revoir nos priorités d’investissement. L’entretien et la remise à niveau des réseaux sont un préalable incontournable », a déclaré Élisabeth Borne devant la commission de l’aménagement du territoire du Sénat.
    TGV : 1 % des trajets et 16 % des investissements
    La ministre a donné l’exemple du TGV qui représente moins de 1 % des trajets en train mais qui a englouti en cinq ans 16 % des investissements au détriment des trains du quotidien.

    « Nous venons d’inaugurer deux lignes à grande vitesse mais plus de 5 300 kilomètres de voie ferrée font l’objet de ralentissements car nous n’avons pas su entretenir les réseaux. Nous sommes en train de créer une France à deux vitesses », déplore Élisabeth Borne.

    L’État a pris des engagements à hauteur de 18 milliards d’euros pour les nouvelles infrastructures de transport sur les cinq prochaines années (hors Grand Paris Express) mais les financements correspondants ne dépassent pas 11 milliards d’euros.

    L’impasse financière s’élève à 10 milliards d’euros si l’État fait le choix de financer en priorité l’entretien et la rénovation des réseaux routiers et fluviaux et des grands ports, pour lesquels il manque toujours 3 milliards d’euros notamment suite à l’abandon de l’écotaxe.
    Le Lyon-Turin verra-t-il le bout du tunnel ?
    Des projets suspendus, c’est celui qui semble le moins menacé. « Il fait partie des réseaux transeuropéens. C’est un aspect qu’on devra prendre en compte », reconnaît Élisabeth Borne. Plusieurs galeries de reconnaissance ont déjà été creusées et l’accord franco-italien pour les travaux a été ratifié par le parlement français en janvier dernier.

    Le coût du chantier a été réévalué à 26 milliards d’euros par la Cour des comptes. Les travaux seront financés à 40 % par l’Union européenne, à 35  % par l’Italie et à 25 % par la France.

     

    Source: Vosges Matin

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