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Gare Paris-Montparnasse. Un labyrinthe de 120 km sous haute tension

  • Gare Paris-Montparnasse. Un labyrinthe de 120 km sous haute tension

    Gare Paris-Montparnasse. Un labyrinthe de 120 km sous haute tension

    Gérer les crises telle que celle de la semaine dernière mais aussi garantir au quotidien un trafic fluide, voilà le défi des équipes de la gare Montparnasse. Plongée dans les entrailles de la station.

     
    On ne parle jamais des trains à l’heure, c’est bien connu, toujours de ceux qui arrivent en retard. Mais comment assure-t-on le trafic de la gare de Montparnasse, quatrième station française en termes de trafic, après la gare du Nord, Saint-Lazare et la gare de Lyon à Paris ?

     

     

    L’anticipation est la clé, explique Serge Wolf, directeur exécutif du site de Montparnasse. Nommé en janvier après les incidents qui ont marqué 2017, il a eu pour mission de remettre le fonctionnement de la gare sur les rails.

    Pour garantir l’arrivée et le départ de quinze trains toutes les dix minutes en période de pointe, trois endroits sont vitaux : les deux centres opérationnels et le poste d’aiguillage.

     

     

    Les deux premiers surveillent la circulation sur l’ensemble du territoire couvert par la gare : l’un s’occupe des TGV, l’autre des TER, Transiliens et Intercités. Au milieu d’une multitude d’écrans, une vingtaine d’agents surveille la circulation des rames, depuis leur départ jusqu’à leur arrivée à Montparnasse (et inversement).

     

    Gérer les crises telle que celle de la semaine dernière mais aussi garantir au quotidien un trafic fluide, voilà le défi des équipes de la gare Montparnasse.

     

     

     

    Le plan « Mégacrash »

    Le moindre retard est transmis au poste d’aiguillage, centre névralgique mais aussi talon d’Achille de la gare s’il tombe en panne. À l’intérieur, un immense tableau de contrôle optique donne à voir les 120 kilomètres de rails et d’embranchements depuis les quais de Montparnasse.

    Six agents de circulation préparent, programment, sécurisent et réajustent en continu la circulation des trains sur telle ou telle voie, en gare de Montparnasse et dans ses technicentres. Ils vérifient l’état des aiguillages et des caténaires, décident du déploiement des équipes de travaux en fonction de la circulation. Bien qu’au cœur du réacteur, les agents opèrent dans le calme. « Même pendant les crises, l’ambiance doit rester zen », assure Serge Wolf.

     

     

    En cas d’incident sur une voie ou de retard plus conséquent, l’information remonte auprès du directeur opérationnel. « Son rôle est de sentir si la situation peut dériver ou non pour déclencher la cellule de crise dès que c’est nécessaire », explique le dirigeant.

    La salle de crise est ouverte une à trois fois par semaine en moyenne, pour des crises de niveau deux (sur une échelle d’un à quatre). « Dans la salle de crise, on doit anticiper ce qui va se passer dans trois heures, pas à l’instant présent », précise Serge Wolf.

     

    Vendredi dernier, la panne du transformateur a été immédiatement évaluée au niveau quatre, le plus élevé. Sous la houlette de Serge Wolf, le plan « Mégacrash » a été déclenché.
    « La préparation de différents scénarios en cas de crise est un progrès par rapport à 2017 », note le directeur exécutif de Montparnasse. Même si des éléments restent à améliorer, il estime que la gestion de la panne a été satisfaisante, particulièrement après le printemps compliqué qu’a subi la SNCF.

     

    Source: Ouest France

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